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Testament à l'anglaise de Jonathan Coe

testament.jpgEditions Gallimard - 673 pages

Quatrième de couv' : Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par le vieille Tabitha Winshaw d'écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l'Angleterre des années quatre-vingts, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations... Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d'orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera... Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l'establishment.

Preuve en est, il ne faut jamais s'arrêter sur un échec. Alors qu'il y a quelques années, la lecture de Bienvenue au club ne m'avait guère convaincue, je suis tombée sous le charme du Prix Femina de 1995 que je n'aurais probablement pas acheté si j'avais fait le rapprochement des deux oeuvres sous la plume du même auteur.

Outre la formidable construction du roman, la saga a su me conquérir dès les premières pages grâce à une mise en place progressive des multiples personnages - bien loin de l'approche difficilement abordable de Thomas Mann dans Les Buddenbrook - ainsi qu'une aisance exceptionnelle à ménager le suspens. Dans une jonglerie entre les époques et les personnages au coeur d'une histoire captivante, Jonathan Coe nous offre une fenêtre intéressante sur les considérations politiques de nos voisins. Un melting pot des genres où chacun pourra se retrouver.

Commentaires

  • Vous le savez sans doute, ma bio de B. Cantat, aux éditions Scali, est bien sûr disponible partout en France: "Un noir désir, Bertrand Cantat", Andy Vérol, Editions Scali, avec une excellente présentation de Patrick Eudeline.

    Mais il y a aussi ce roman que je défends bec et ongles, interdit d'articles dans la grosse presse pour cause de "roman trop trash", ben voyons. C'est plus parce que j'y secoue leurs grosses gueules bien installées et leurs certitudes qu'ils nomment intelligence, qu'ils se refusent à se faire caresser par ma bête littéraire. Fort heureusement, très soutenu par les marges, les mondes alternatifs, "Les Derniers Cows-boys français" vit sa vie entre les mains de nombreux lecteurs. Mon éditeur, Pimientos, a créé une collection offensive ambitieuse: Pylône. Voilà, vous savez presque tout, et si vous en voulez encore, des infos, vous tapez "Andy Vérol" avec vos doigts boudinés/osseux, sur les gros méchants moteurs de recherche (j'suis sûr qu'il y a des esclaves qui pédalent pour faire mouliner la recherche, j'suis sûr han).

    Je ne vous aime jamais.

    Andy Vérol

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