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Désoeuvré de Lewis Trondheim

Editions L'Association, coll. éprouvette - 77 pages désoeuvré.jpg

Entre autres achats bédéesques compulsifs, j'ai enrichi ma collection de Trondheim de deux tomes de la série Carnet de Bord. Je pourrais aborder une fois de plus, comme en témoigne ma catégorie Bande dessinée, le génie de l'auteur et patati et patata. Mais aujourd'hui est un jour nouveau dans l'ère de ma fan-attitude trondheimesque ou ma trondheimite aiguë, au choix. Oui, l'auteur de génie, incontestablement vénéré au fil des lecture a commis LE faux pas dans mon esprit on ne peut plus objectif de lectrice détenant la vérité absolue de la critique.

A la lecture de Désoeuvré, ma déception a été grande, mais finalement, je suis contente. Contente de prouver à mon lectorat que non, je ne suis pas rémunérée par l'auteur pour dithyrambie propagandiste. Et heureuse de constater que non, vraiment non, la perfection n'existe pas, nul n'est infaillible, je peux déculpabiliser.

Désoeuvré donc est une nouvelle crise d'angoisse du névrosé number one de la littérature illustrée - car oui, une fois pour toute la BD, de qualité j'entends, EST de la littérature. Ici, L.T. s'interroge sur le bien vieillir, ou plutôt son contraire, des auteurs de bande dessinée. Sa réflexion, véritable étude sociologique de niche, analyse au cas par cas pour établir l'inéluctable statistique qui nourrira son anxiété. Sauf que, véridique ou pas, la recherche bédéifiée est une accumulation de sucre cassé sur le dos des membres de la corporation. Bref, ça balance grave et personnellement, je trouve ça de moyen bon goût.

Pour faire un parallèle, je dirais que Désoeuvré est à la BD ce que 99 Francs est au roman : une in-joke qui n'aurait pas du sortir du milieu autorisé.

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