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Chronique féministe #2

Alors là, je vais clouer le bec à plus d'un qui, d'ores et déjà dans les starting block, s'attend à me voir débiner les mecs de manière plus ou moins fallacieuse et à réagir du tac au tac. Or, faut-il vraiment que je rappelle que je suis une personne si ce n'est intelligente du moins pas complètement stupide et pas belliqueuse outre mesure ne pensant pas - toujours - l'homme comme l'adversaire de la femme mais souhaitant juste poser ses pensées éparses, ses interrogations et ses propositions de solutions sur l'évolution de la femme dans son contexte social ?

Aujourd'hui donc, nulle guerre des sexes à l'horizon. Mon interrogation du jour ne concerne les gars que de manière indirecte. Le thème retenu pour ce deuxième opus de la chronique nouvelle est la relation de la femme à ses semblables, au sens de l'identité des caractéristiques sexuelles.

Alors on parle de solidarité féminine*, on nous bombarde la rétine de jolis scénarios du type Sex and the City* et tout le monde prend l'air étonné quand vous avouez que des copines, vous en avez pas beaucoup, vous traînez plutôt avec des mecs. Moi je dis : pourquoi tant d'hypocrisie ?

Car à cela, rien d'étonnant si l'on s'accorde à reconnaître objectivement qu'aujourd'hui - en tout cas dans les sociétés que je connais -, une femme ne pense pas une autre femme comme une alliée mais comme une rivale. C'est là donc que le mec, encore et toujours, intervient indirectement.

Combien de fois ai-je remercié la Nature de n'avoir pas placé des mitraillettes dans les yeux de mes congénères encore inconnues en différentes occasions ? Chaque fois que des mecs étaient présents. C'est dire.

Combien d'amitiés entre filles ai-je observées qui jamais n'ont connu la houle la faute à un Jules ? Une seule, la mienne, et encore...

Pour élargir en dehors des mecs des fois qu'ils pensent que le monde tourne autour d'eux, combien de femmes, une fois en haut de l'échelle, deviennent de vraies salopes avec leurs collaborateurs mais pire avec leurs collaboratrices histoire de ne surtout pas leur faciliter, voire leur rendre encore plus difficile, une ascencion déjà culturellement semée d'embûches qu'elles, elles ont dû surmonter ? Trop.

Je pourrais donner encore de multiples exemples mais l'exhaustion n'est pas le but. Je m'interroge simplement sur le pourquoi ?

Pourquoi les femmes sont-elles à ce point dépourvues d'instinct grégaire ? Même si les féministes de tous temps se sont vues barrer la route y compris et souvent de manière plus virulente par leurs égales, les femmes étaient me semble-t-il plus enclines par le passé à l'esprit de communauté. Quelle est l'origine de tant d'adversité, d'un tel antagonisme ? Le libéralisme relationnel pour ne pas dire sexuel aurait-il engendré une concurrence sans merci ? Et si la femme refuse d'accorder sa confiance à une autre femme parce qu'elle lui piquera forcément son mec, est-ce parce qu'elle se considère comme un être pulsionnel incapable de résister à la tentation au mépris d'une réelle relation ?

Il me souvient d'une fille recontrée, amie d'amis. Notre décision commune de prendre en main l'organisation de la prochaine soirée nous amena à faire plus ample connaissance. C'est ainsi qu'elle m'avoua désespérée en avoir marre que ses copines passent leur temps à se déchirer pour des histoires de mecs et pire, lui piquent ses Roméo à elle. N'ayant jamais compris et donc mis les pieds dans ce genre de relation, je lui proposais très innocemment de lui prouver que toutes les filles n'étaient pas des garces. Une proposition d'amitié comme une autre en somme. C'est pleine de bons sentiments que je m'investis dans cette camaraderie nouvelle... jusqu'à ce qu'elle me pique mon mec.

D'où mes réticences. Mais moi j'ai une excuse.

Et puis pas si réticente que ça en fin de compte. Je suis toujours avenante avec les gonzesses que je peux croiser parce que je rêverais profondément d'avoir mon cercle de cop's, de rire comme des dindes, de raconter plein de trucs sur les mecs et tout et tout... Mais bon, la fille d'aujourd'hui n'est pas aware et te regarde comme une suspecte présumée coupable jusqu'à preuve du contraire.

Et pauvre de moi, la Parisienne est encore plus hermétique que les autres.

Et plus salope aussi.

Pardonnez-leur, chères Olympe de Gouges* et autre Simone de Beauvoir*, elles ne savent pas ce qu'elles font.

Commentaires

  • Je t'adore...

    Mortel ce billet et je poste le lien ailleurs !

    Amis plurkers, c'est à vous, vous me faites exploser les commentaires immédiatement !!!

  • Ta réflection est très pertinente tellement elle est criante de vérité.

    J'aime :)

  • J'adule et suis toute à fait d'accords avec ce que tu dis, c'est "trop" et tout à fait vrai :) bravo et très bonne continuation à toi!!
    (oui oui oui je suis trop nulle pour les commentaires désolée...!)

  • Merci toi !
    Désolée pour le manque de news... mauvaise période... J'espère que tout va bien pour toi.
    Des bises.

  • Merci beaucoup !
    Un commentaire n'est jamais nul et mon blog s'en nourrit, comme le tien ;-)

  • non mais j'ai la solution.
    Il faut fréquenter des lesbiennes, ou des gays. Arrêtez de vous compliquer la vie.

  • Ouh, ce billet est tellement... Vieux ! Mais je dois dire que je suis encore assez d'accord avec moi-même sur certains points...
    Effectivement, fréquenter un public qui ne convoiterait jamais mes plates-bandes serait confortable. Mais c'est aussi agréable de savoir que notre herbe semble plus verte aux yeux des autres non ? Contradiction mon amour...

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