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Femme nue femme noire de Calixthe Beyala

1135424456.jpgEditions Albin Michel - 189 pages

Quatrième de couv' : Belle, attirante, indomptable, Irène n'a, de son propre aveu, que deux passions : voler et faire l'amour. C'est ainsi qu'elle s'empare un jour d'un sac à main et qu'elle y découvre... un bébé mort. Peu après, elle rencontre Ousmane, un nouvel amant qui l'entraîne dans une spirale de débauche et de provocation... Mais dans une Afrique noire urbaine où la misère et l'immobilisme vont de pair avec la résignation, y a-t-il place pour la révolte qu'elle tente ainsi de faire entendre ? C'est une fable mélancolique que nous conte ici Calixthe Beyala, sous les apparences d'un roman érotique à la sensualité débridée et à l'humour corrosif.

Si la lecture de cette jaquette m'a laisser à penser un instant que j'allais me plonger dans un combat de femme digne d'Une si longue lettre de Mariama Bâ, je n'ai malheureusement trouvé qu'une accumulation de scènes érotiques même pas menées de mains de maître. Exit la plongée au coeur de l'Afrique, au revoir la courageuse lutte d'émancipation et bonjour faciles enchevêtrements de mots de peaux. Franchement décevant.

Extraits :

Quinze ans. Oui, j'ai attendu quinze ans pour lier connaissance avec le sexe dans ces ruelles nauséabondes aux odeurs de pots de chambre. J'ai attendu quinze ans dans ce bidonville où l'homme semble avoir plus de passé que de futur... Quinze ans pour enfin connaître l'amour... Ou, du moins, croiser les chemins de ces petites pattes d'adolescents bouillonnant d'hormones qui savent, qui ne savent rien, qui se laissent porter par la griserie de leur propre vertige : "Tu me sens ? Hein ! Dis, tu me sens ?"

...

Il me regarde, un regard de grand large. Son visage est en pagaille, mais magnifique. Dans son ébahissement, chacun de ses muscles faciaux semble se mouvoir, comme ces herbes de rivière. Son grain de peau est à faire éclater de jalousie une lune pleine et la fossette sous son menton me submerge d'une émotion si vive que j'ai envie de mélanger les couleurs du monde. Je le mangerais tout cru !

...

Je sais que tout le monde est capable de dire, de faire des choses, même les plus folles, dès lors qu'elles sont exigées par la personne qui possède les clefs de notre bien-être financier, sexuel ou psychologique.

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