Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Pensées pacotilles

    Le chômage, c'est comme gagner au Loto* ou à l'Euromillions* : il ne faut le dire à personne sous peine d'être sempiternellement dérangé.999205200.jpg

    L'adulte pense que l'adolescent ne veut pas écouter ses conseils parce qu'il préfère la rébellion à la raison. L'adolescent sait que l'adulte a souvent raison mais il préfère prendre le risque de regretter ce qu'il aura appris par lui-même.

    Les brunes comptent pas pour des prunes. Je le sais, je suis récemment devenue brune.

    Quand on me regarde signer, ma main se crispe et je fais un affreux gribouillage. Pourquoi ?

  • Nature & écologie avec les Végétaliseurs

    Ca sonne un peu comme Les Exterminateurs... mais pas du tout. Bien au contraire même. Qu'en est-il donc alors de ce nouveau gang sévissant sur la toile ?

    Prenez une montagne de choses à observer (la nature), un tsunami de problèmes à régler (les petites et grosses catastrophes écologiques), ajoutez une tribu de petites fourmis prêtent à soulever six fois leurs poids (des passionnés de vert et d'environnement), mélangez avec un généreux mécène (Yves Rocher) et vous obtenez : Les Végétaliseurs, une communauté pour la défense de la nature, la valorisation du monde végétal et surtout le partage de tous les trucs & astuces de ceux qui voient et veulent voir toujours plus la vie en vert.

    Enfin des interactions communautaires, si ce n'est utiles, du moins non futiles en ces temps d'urgence pour notre écosystème, unique si besoin était de le rappeler !

    Pourquoi s'inscrire ? Pour discuter tout simplement. Pour s'informer ensuite des risques actuels et des initiatives. Pour contribuer surtout en partageant ses photos, ses vidéos, ses opinions, ses bons gestes... Et pour convaincre les plus joueurs : plus vous participez, plus vous gagnez de points vous permettant de gravir l'échelle des statuts (Graine de Végétaliseur, Végétaliseur en herbe, Brin de Végétaliseur, Végétaliseur en fleur, Grand Végétaliseur).

    Parce que l'expression "la Terre ne va pas s'arrêter de tourner" pourrait bien devenir caduque comme les feuilles de nos bulles d'oxygène chaque jours moins nombreuses - les arbres - et qu'aucun petit geste n'est dérisoire, plantez, vous aussi, votre petite graine de citoyen planétaire responsable. Mettez votre grain de sel dans l'avenir de notre maison à tous. Et surtout, engrainez un maximum de personnes de votre entourage.

    Be green !



    Article sponsorisé

  • What else ?

     586475770.jpg
    Week-end nature, pour que le vert dure... 

  • La consolante d'Anna Gavalda

    708105435.jpgEditions Le Dilettante - 637 pages

    Jacquette : Je voyais la petite fille que tu avais dû être, ou que tu aurais été si l'on t'avais permis, alors, de faire des farces... Assis derrière toi, je regardais ta nuque et je me disais : Est-ce parce qu'elle a eu un enfance aussi pourrie qu'elle a enchanté la nôtre ? Et je réalisais que j'étais en train de vieillir, moi aussi... Plusieurs fois, je touchai ton épaule pour m'assurer que tu ne t'endormais pas et, à un moment, tu as posé ta main sur la mienne. Le péage me l'avait reprise, mais que d'étoiles autour du vaisseau cette nuit-là, hein ? Que d'étoiles... Oui, s'il y a un paradis, tu dois nous mettre une belle pagaille là-haut... Mais... qu'y avait-il ? Qu'y avait-il après toi ?

    Résumé du livre : Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. "Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l'impression d'avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu'il est devant l'évier, s'asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C'est fini. C'est fini, tu comprends ?" Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l'appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l'évidence : l'échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.

    Il est bien rare que je sois exactement dans l'actualité littéraire. Mobile pécuniaire sans doute aucun. Mais cadeau oblige cette fois-ci. Bien entendu, rien de sacrificiel dans cette obligation ; l'ingestion des quelque 650 pages en moins de trois jours parlant d'elle-même.

    J'ai lu les quatre livres d'Anna Gavalda. Je les ai tous appréciés. Et pourtant, je n'aurais jamais pensé à la citer parmi Mes auteurs. Mais force m'est de constater au sortir de ce magnifique roman qu'elle rentre dans mon panthéon littéraire. Quitte à être emphatique, mon enthousiasme actuel me pousse à cette comparaison : Anna Gavalda est à mes yeux le digne successeur de Françoise Sagan. Cette aptitude à traduire si justement les états d'âme, à faire passer le lecteur du rire aux larmes si simplement, à susciter si incomparablement l'identification ou le désir de ressembler ; tout cela est trop unique pour qu'on n'en souligne pas l'exceptionnel.

    Extraits :

    Putain de chansons d'amour... Toujours aussi sournoises... A nous faire courber l'échine en moins de quatre minutes. Putain de banderilles dans nos coeurs à statistiques.

    ...

    Un homme (...) capable de dire posément, et sans ricaner, à une femme comme elle : " Sois patiente, je partirai quand mes filles seront grandes" ne vaut même pas le foin de la vieille Rossinante.

    Qu'il crève.

    "Mais pourquoi est-ce que tu restes avec lui ?", lui ai-je martelé sur tous les tons.

    "Je ne sais pas. Parce qu'il ne veut pas de moi, j'imagine..."

    ...

    Charles n'aimait pas les vacances.

    Partir encore, décrocher des chemises, refermer des valises, choisir, compter, sacrifier des livres, avaler des kilomètres, être forcé de vivre dans des maisons de location hideuses ou retrouver de nouveau les couloirs d'hôtel et leurs serviettes-éponges qui sentaient la blanchisserie industrielle, lézarder quelques jours, se dire ah, enfin... essayer d'y croire, et puis s'ennuyer.

    Lui, ce qu'il aimait, c'était les escapades, les coups de tête, les semaines démantelées.

    ...

    Cette fille n'en finirait jamais de le... de le quoi ? De le stupéfier. De le scotcher pour un revenir à son Petit Littré de quatorze ans et demi. Oui, de le scotcher grave.

    ...

    " I believe in aristocracy, though... Et pourtant, je crois en l'aristocratie. Si le mot est exact et si un Démocrate peut l'employer. Non pas à une aristocratie de pouvoir basée sur le rang et l'influence, mais à celle des prévenants, des discrets et de ceux qui ont du cran. On trouve ses membres dans toutes les nations, parmi toutes les classes et chez des gens de tout âge. Et il y a comme une connivence secrète entre eux quand ils se croisent. Ils représentent la seule vraie tradition humaine, l'unique victoire permanente de notre drôle de race sur la cruauté et le chaos.

    Des milliers d'entre eux périrent dans l'obscurité ; peu sont de grands noms. Ils sont à l'écoute des autres comme ils le sont d'eux-mêmes, sont attentionnés sans en faire des tonnes, et leur vaillance n'est pas une pose mais plutôt une aptitude à pouvoir tout endurer. Et en plus... they can take a joke... Ils ont de l'humour..."

    ...

    C'était... Il aurait bien été incapable de l'expliquer... Comme une lumière... Comme si la certitude de savoir qu'elle existait, même loin de lui, même en dehors de lui, suffisait à l'apaiser. Bien sûr, nourrissait des pensées plus... incarnées quelques fois, mais pas tant que ça... Fanfaronnait quand il rêvait de jouer aux Petits Beurres avec elle. En vérité, se sentait... comment dire... impressionné peut-être... Oui, allez... va pour impressed. Elle avait eu beau tout faire pour n'en être pas tributaire, transpirer, roter, l'envoyer chier en levant sa bague, bouder, râler, jurer, se moucher dans sa manche, boire like a fish, violer l'Education nationale, baiser les services sociaux, fustiger ses rondeurs, ses mains, son orgueil, se dénigrer souvent et l'abandonner sans le moindre adieu, cet adjectif lui allait bien.

    C'était idiot, c'était dommage, c'était inhibant, mais c'était ainsi. Quand il pensait à elle, concevait un monde, plutôt qu'une femme cicatrisée en étoile.

  • La science des rêves ou la mécanique du coeur

    Comment tenter d'accroître ses statistiques quotidiennes ? Faire croire aux cinéphiles et autres mélomanes que nous allons aborder les oeuvres26387407.jpg de Michel Gondry* et de Mathias Malzieu* seul ou accompagné de son groupe Dionysos*. Mais n'ayant pas apprécié celle du premier et n'étant pas en mesure de parler de celle du second faute de la connaître, ma frauduleuse tactique est rapidement dévoilée. Ne me restant pour seul espoir que le lectorat, quelles que soient ses motivations initiales, soit d'ores et déjà accroché.

    Ndlr - nous prions les déserteurs de quitter les lieux en cliquant sans bruit par respect pour les personnes motivées et d'acquérir la certitude de ne pas regretter de plonger plus avant dans ce qui promet d'être une note... étonnante.

    Donc. Les subreptices références culturelles n'étaient pas uniquement déloyales rapport à mon expérience onirique de la nuit passée. Je vous épargnerai les inutiles fioritures, tellement intuitu personae* avec l'auteur que même lui peut ne pas les comprendre, c'est dire. Par conséquent, les grandes lignes.

    Synopsis. Je suis du côté de l'océan. Farniente, surfers, teuf et tout le toutim roots qui va bien. Je dois préciser ici que toute cette partie s'inspire de faits réels, dans une vie où je fantasmais sévère sur un adorable moniteur d'accrobranche que je ne me suis décidée à inviter à passer la nuit avec moi que le dernier soir de mes vacances... trop tard... pas là... acte manqué... sob. Dans ma chimère, je suis affirmée dès le début de mon séjour et tout promet de se dérouler comme cela l'aurait dû. C'est là qu'intervient ce rebondissement imprévu propre au songe : je dois aller chez le toubib (papa ?) qui m'annonce de but en blanc que je suis toute pourrite de l'intérieur ; coeur foutu - condamnée. Sob bis. Coup de théâtre repetita. Je retourne sur le camp, je me pomponne et je rejoins M. (oui, il s'appelait M.), lui annonce la nouvelle et lui demande de m'offrir une nuit inoubliable. Et M. de s'exécuter, dépassant naturellement largement mes espoirs (mise en abîme : le rêve est encore mieux que le rêve). Bref. C'est au point culminant de ma vie par procuration que le boomerang est revenu...

    Aaaaah... Mouriiiiiiiir...

    Réveil en pleurs.

    Interprétations

    Je suis mortelle et ça me fout les boules.

    Ce qui me fouterait encore plus les boules serait de me découvrir des talents prémonitoires.

    Ne jamais remettre à demain. Surtout pas ses envies.

    Le seul moyen... Oui, Oscar.

    Je suis devenue tellement cynique que mon coeur me lance un appel au secours avant d'être irrémédiablement incapable de s'ouvrir. Encore.

    Je dois être acculée pour me lancer et il faut que ça change.

    Après la petite mort*, le néant.

    Faut que je baise.

    Et que j'arrête de fumer.

    Je reste bien évidemment ouverte à toute interprétation moins subjective que la mienne, faute de recul.