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Chronique amoureuse #10

Quelle donzelle un tant soit peu abordable n'a jamais vécu ce moment pénible de soirée où, après avoir délicatement éconduit un certain nombre de prétendants, elle se fait entreprendre par un énième chacal qui, la soirée étant déjà bien avancée, est passablement éméché et donc développe un discours complétement absurde et inintéressant et ce, de surcroît, en postillonnant gaiement (même si pour certains, le vide intersidéral de l'homélie et l'écume jaillissante n'ont rien à voir avec quelque consommation déraisonnable de toute substance alcoolisée que ce soit, mais passons) ?

Aucune donc.

D'aucuns péroreront probablement sur le fait qu'il n'y a pas à tergiverser, il suffit de congédier l'importun de manière ferme et définitive. Sauf que.

D'aucunes savent pertinemment que, bien que certaines exceptions soient existantes, la survie de la femme - instinctive - consiste à opérer une relation passablement sociale pour évincer le mâle prochainement atteint dans son orgueil, sous peine de le voir s'énerver voire insulter ou pire pourrir la soirée de sa conquête manquée dans une logorrhée imbitable à tendance agressive.

Et bien mesdames et mesdames, j'ai un truc ! Bon, pas pour esquiver les boulets qui, contrairement à d'autres malheureuses espèces, ne sont pas en voie d'extinction. Mais pour obvier aux postillons et potentiellement écourter le squattage intempestif du con centré de testostérone.

A l'occasion d'une escapade cigarette désormais à l'extérieur de tout lieu fréquenté (grrr), moment particulièrement convoité par les traqueurs de ces dames, il s'agit de veiller à toujours garder la posture suivante :

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Oui parce qu'il faut savoir que le bonhomme de base répondant au profil du chasseur de femelle n'a aucune notion de la zone d'agression, dispose de fait d'une désagréable tendance à converser avec sa proie à moins de cinq centimètres et donc de l'arroser joyeusement des crachats de son incontinence salivaire. En intercalant sa main, prolongée d'une clope, entre sa petite personne et l'importun, la distance de sécurité est infailliblement conservée puisqu'aussi bourré et balourd soit-il, il rechigne manifestement à se faire cramer le faciès. Distance qui peut évidemment être modulée en fonction de la posture adoptée et dont l'agrandissement est proportionnel au découragement de l'indélicat, qui renonce relativement rapidement.

Naturellement, il est inutile de se mettre à fumer pour survivre dans la jungle du convoitage amoureux, pour ne pas dire sexuel. Ca marche aussi en interposant son verre.

Commentaires

  • Ca veut dire que tu laisses le chacal postillonner dans ton verre ?

  • Rah la vache, je n'avais pas pensé à ça... Beurk :o)

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