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    Méninges creusées, circonvolutions torturées, matière grise sondée, cervelle disséquée... malgré cette inspection en règle,3a187038bda01b012c44761fd2889e0e.jpg aucune idée.

    Soit, pourrait-on dire, il en irait plus simplement. Mais pour qui sont ces conditionnels qui sifflent sur ma tête ? Pour les lecteurs pardi ! Car si le lectorat est exigeant en substance, il l'est également en fréquence. Et en période de sécheresse de la pensée, de disette spirituelle, la blogulaire passion se métamorphose fissa en obsession : qu'écrire, que dire, qu'inscrire ?

    Loin de moi l'idée de fustiger de manière unilatérale. Il faut bien avouer que l'écriture quotidienne est une appétence personnelle dont l'accoutumance s'insinue insidieusement et manifeste sévèrement ses carences en situation d'insuffisance rédactionnelle.

    Pourquoi ne pas tout simplement se taire ? Possiblement parce que le silence est contestable. Certes, les discours insensés aussi, mais ils ont au moins la potentialité de donner naissance à de nouveaux sujets d'inspirations.

    Raymond Devos :

    Mesdames et messieurs... Je vous signale tout de suite que je vais parler pour ne rien dire. Oh ! Je sais ! Vous pensez "s'il n'a rien à dire, il ferait mieux de se taire !". Evidemment ! Mais c'est trop facile ! C'est trop facile ! Vous voudriez que je fasse comme tous ceux qui n'ont rien à dire et qui le gardent pour eux ? Et bien non, mesdames et messieurs ! Moi, lorsque je n'ai rien à dire, je veux qu'on le sache. Je veux en faire profiter les autres. Et si vous-mêmes, mesdames et messieurs, vous n'avez rien à dire, et bien, on en parle, on en discute ! Je ne suis pas ennemi du colloque. Mais me direz-vous, si on parle pour ne rien dire, de quoi allons-nous parler ? Et bien de rien. De rien ! Car rien... ce n'est pas rien ! La preuve c'est qu'on peut le soustraire. Exemple ! Rien moins rien égal moins que rien ! Si l'on peut trouver moins que rien, c'est que rien vaut déjà quelque chose. On peut acheter quelque chose avec rien. En le multipliant : une fois rien, c'est rien ! Deux fois rien... c'est pas beaucoup ! Mais trois fois rien ! Pour trois fois rien on peut déjà acheter quelque chose ! Et pour pas cher ! Maintenant, si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien : rien multiplié par rien égal rien. Trois multiplié par trois égal neuf. Cela fait rien de neuf ! Oui... ce n'est pas la peine d'en parler...

  • Le Libraire de Régis de Sá Moreira

    59efc2bd6d18acf72532aa4ae02a7c74.jpgEditions Au Diable Vauvert - 190 pages

    Quatrième de couv' :

    - Vous l'avez lu ?

    - Oui, dit le libraire.

    - Moi aussi, répondit le jeune homme.

    Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance :

    - Mais je l'ai offert à quelqu'un... à qui je n'aurais pas dû l'offrir.

    - C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire.

    - Oui, dit le jeune homme.

    - Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement...

    Cet Objet Littéraire Non Identifié est une pure merveille, chaleureusement recommandée à tous les amoureux de lecture, fétichistes du livre et autres contemplatifs. Deux heures trente tout au plus d'une immersion totale dans le monde parallèle d'un libraire qui, anonymement, nous rapproche de lui au travers de petites anecdotes drôles, émouvantes ou encore saugrenues et de demi-mots qui en disent bien plus long que d'interminables descriptions. L'atmosphère créée par l'auteur est unique en son genre et donne tout simplement envie de se blottir qui dans son lit, qui dans son fauteuil le plus confortable et de siroter, à l'image du protagoniste, une délicieuse tisane tout en lisant ou relisant les milliers d'ouvrages qui nous sont ou seront chers ou pas.

    Et je n'aime pas la tisane, c'est dire !

  • Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald

    Editions Robert Laffont - 419 pages0a33a18e86b64d6e9034b0d06d21535e.jpg

    Quatrième de couv' : Accordez-moi cette valse est un roman autobiographique dans lequel Zelda Fitzgerald a transposé sa vision toute personnelle de son mariage avec Scott Fitzgerald. Elle y apparaît elle-même sous le nom, à peine voilé, d'Alabama Beggs, incarnation de ces belles du Sud dont elle était une parfaite représentante. Son mari y figure, lui, sous le nom de David Knight. Ecrit en "six furieuses semaines", le manuscrit fut accepté d'emblée par Maxwell Perkins, le propre éditeur et ami de Scott Fitzgerald chez Scriber's. S'il fut boudé par la critique à sa parution, le livre a été réhabilité lors de sa réédition au début des années 1950. Ce portrait d'un homme doué qui s'autodétruit, enfin apprécié à sa juste valeur, est désormais considéré comme une oeuvre "puissante et mémorable" (le Times Literary Supplement) dont les personnages et leurs actions - tragiques - constrastent magnifiquement avec le cadre de cette Côte d'Azur ensoleillée où ils évoluent. Au-delà de cette peinture d'une époque et de ses personnages, Accordez-moi cette valse est aussi, et peut-être avant tout, un grand roman d'amour.

    La Fêlure et Alabama Song m'ont incontestablement donné le goût de me plonger sans compter dans la captivante existence des amants terribles de la Génération perdue, émouvants représentants de l'Ere du Jazz. Cette lecture, qui sera suivie de près par son parallèle Tendre est la Nuit (Francis Scott Fitzgerald), a été le théâtre de sentiments contrastés. Tout d'abord du fait d'une quatrième de couv' qui, pour ma part, se fait un miroir bien déformant de l'oeuvre. Ensuite, grâce/à cause du style parfois déconcertant de Zelda Sayre, pour donner le nom de naissance de celle qui souffrit de vivre, malgré son talent, inexorablement dans l'ombre de son mari. Mais comme l'explique Matthew J. Bruccoli dans sa Postface, aucune tentative n'a été faite pour améliorer le style de l'auteur ou même apporter plus que les corrections réellement indispensables. Les phrases déroutantes n'ont pas été redressées, les mots énigmatiques ont été laissés chaque fois qu'ils rimaient à quelque chose. La qualité essentielle de Save me the Waltz vient de l'étrangeté de sa prose ; essayer d'y toucher ne servirait qu'à de mauvaises fins. Des situations parfois cocasses, d'autres infiniment philosophiques qui traduisent une douleur, un mal-être en filigrane, qui n'a de réelle profondeur que dans l'infiniment poétique pudeur de l'auteur. Mon seul regret est que cette existence torturée et trop courte ne laisse derrière elle que cet unique roman autobiographique.

    Extraits :

    Alabama ne parvenait jamais à déterminer ce qui la réveillait, le matin, tandis que, allongée sur le dos, elle regardait fixement autour d'elle, consciente de l'absence d'expression qui lui lissait le visage comme une serviette de toilette mouillée.

    ...

    Tomber amoureux, conclut-elle, n'est ni plus ni moins qu'une présentation de notre passé à une autre personne, mais pour la plupart, les paquets sont tellement mal enveloppés qu'on ne peut les tenir tout seul, avec les ficelles qui se défont. Rechercher l'amour, c'est comme demander un nouveau point de départ, pensa-t-elle, une autre chance dans la vie. Précoce pour son âge, elle ajouta un addendum : mais personne ne cherche jamais à partager l'avenir avec quelqu'un d'autre, les secrètes espérances humaines sont trop avides pour cela.

    ...

    Pendant toute la soirée, Alabama pensa à la guerre. Les choses allaient se désintégrer pour se reconstituer en de nouveaux sujets d'excitation. Avec le nietszchéisme propre aux adolescents, elle envisageait déjà de profiter de ce bouleversement du monde pour échapper à l'atmosphère suffocante qui lui semblait étouffer sa famille, ses soeurs, sa mère. Elle se dit qu'elle s'élèveraient brillamment vers de hautes sphères et s'arrêterait pour admirer autour d'elle - que ce soit permis ou non - et si l'amende était lourde, eh bien, cela ne servait à rien de faire des économies pour la payer, on verrait bien plus tard.  Forte de ces résolutions présomptueuses, elle se jura que si jamais, à l'avenir, son âme venait à mourir de faim et à mendier une bouchée de pain, elle devrait se contenter, sans plainte et sans regret, des pierres qu'elle pourrait lui offrir. Impitoyablement, elle se convainquit que la seule chose qui eût vraiment de l'importance, c'était de prendre ce qu'elle voulait quand elle pourrait. Elle fit de son mieux pour y parvenir.

    ...

    New York était bien loin derrière eux. Les forces qui les avaient produits étaient loin derrière eux aussi. Le fait qu'Alabama et David ne percevraient jamais exactement le battement de cet autre pouls, puisqu'on ne peut reconnaître dans un nouveau milieu qye ce qui nous était familier, avant, dans le nôtre, ne dérangeait en rien leurs espérances.

    ...

    "Je veux dire, poursuivit-il, que si quelqu'un s'avisait de nous rappeler ce que nous ressentions naguère à propos des choses, quand nous le ressentions de la façon dont ils nous le rappellent, alors, peut-être que cela nous rafraîchirait.

    - Je vois ce que tu veux dire. La vie s'est mise à devenir aussi tortueuse que les contorsions sentimentales d'une danse rythmique.

    - Absolument. Je voudrais élever quelque protestation à cet égard car je me trouve maintenant beaucoup trop occupé pour travailler très sérieusement."

    ...

    Les gens sont comme les dictionnaires, Bonnie - on n'y trouve jamais le renseignement qu'on y cherche, mais ce qu'on y lit au hasard vaut bien la peine qu'on a prise de les ouvrir.

    ...

    "N'importe qui te fournira une raison de croire, à la demande, dit-elle à David. Mais si peu de gens donnent quelque chose à quoi se rattacher en plus de cette croyance - la plupart du temps ils vous tendent juste de quoi ne pas vous laisser tomber, et c'est tout. C'est bien difficile de trouver quelqu'un qui accepte des responsabilités au-delà de ce que l'on attend.

    - Il est si facile d'être aimé - si difficile d'aimer", répondit David.

    ...

    Lorsqu'une personne est suffisamment mûre pour choisir sa voie, les dés sont jetés et le moment de décider de l'avenir est passé depuis longtemps.

  • Chronique de l'effort #18

    Ou ma vie d'enfant de choeur.

    Le lecteur fidèle ne manquera pas de s'interroger sur l'origine du fossé séparant l'enfant modèle de la pécheresse auteur de la Chronique amoureuse. Comment peut-on passer de l'ouaille fidèle à la brebis égarée ? De l'incarnation de l'innocence à la représentation du stupre et de la fornication ? D'un personnage exemplaire à une personnalité décriée ?

    Et bien tout simplement parce que je n'ai jamais été ouaille fidèle, ni innocente. Pas plus qu'exemplaire. Petite dernière de la famille et donc sacrifiée sur l'autel de la dévotion, j'étais la dernière personne à "vouloir" accompagner ma maman à la messe, dont le prêtre me sollicita un jour pour mettre à profit ma gueule d'ange. La bonne action s'étant vue récompensée par vingt francs empruntés au denier du culte, il ne fallut pas me prier beaucoup pour me faire revenir chaque dimanche.

    Et oui, à l'image de mes notes sponsorisées, déjà vénale !

    Sauf si l'on considère que la critique peut-être, malheureusement de plus en plus chaque jour, supplantée par le fait que tout le monde n'est pas à l'abri du besoin...

    NB : le rôle d'enfant de choeur était normalement réservé aux petits garçons, mais à l'aune du XXIe siècle, la paroisse souhaitait montrer sa volonté de se moderniser... sur des sujets fondamentaux, convenons-en... 

  • Les ass du volant

    Chez les conducteurs auto/moto, il existe selon moi trois catégories :

    • les irréprochables : femme ou homme disons middle-agged,
    • les allergiques à la paperasse : plutôt des jeunes femmes refusant de se coltiner les tâches barbantes qui trop longtemps ont incombé à la sororité,
    • les boulets résiliés par leur assureur pour cause de non paiement de prime, de malus, de multisinistres, d'alcoolémie, de suspension ou d'annulation de permis : plutôt des hommes jeunes.

    Et ne viens pas te plaindre que comme d'habitude, je fais de la misandrie hein, c'est comme ça, c'est avéré, les hommes conduisent plus mal, c'est les assureurs qui le disent. Na. Et puis, j'ai précisé ci-dessus que ce classement était purement subjectif. Alors. Bon, revenons à nos moutons.

    Figure-toi que maintenant, que tu sois allergique ou boulet, il existe une solution : Assor ! Ce courtier indépendant d'assurance spécialisé dans la création et la gestion de produits spécifiquement dédiés aux particuliers propose des solutions, même aux cas les plus désespérés. Le tout de manière pratique et rapide puisque tu peux établir ton devis, auto ou moto donc, en une minute et souscrire en ligne avec une garantie immédiate en 3 minutes !

    Et comme je suis une investigatrice exemplaire, j'ai donné de ma personne rien que pour étayer ma préconisation : pour une vieille Clio de 1992 (toi au fond, si tu continues à rigoler...) assurée au tiers + vol + incendie + bris de glace, l'assurance me revient à 34,3 euros mensuels soit presque 10 euros de moins que mon assureur actuel. Et je peux te dire que pour moi ça compte. Parce qu'il faut quand même bien dire que je l'avais eu particulièrement mauvaise quand, débarquée de ma province où ma caisse créchait sur le trottoir, on m'avait annoncé que ma cotisation explosait à Paris, malgré un garage protégé (!).

    Donc Assor assure les boulets et de manière très concurrentielle. Cela dit, t'es pas dispensé d'arrêter de boire ou de rouler comme le Fangio que tu n'es pas...

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