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Chronique amoureuse #9

Si la langue française est réputée pour être aussi riche que complexe, elle se révèle l'être tout particulièrement sur le terrain de la concupiscence. En cela, pourquoi, à l'instar de l'éducation civique qui a vocation à démystifier le fonctionnement occulte de nos institutions, l'Education nationale n'enseigne-t-elle pas la grammaire amoureuse et ses subtilités à sa fougueuse jeunesse ?

Je t'arrête tout de suite, les cours de lettres ne sont absolument pas compétents pour combler cet immense vide laissé par le système éducatif de quelque contrée que ce soit dans ce qui, bien objectivement, devrait être la priorité de tous, davantage que l'argent par exemple. Ou la guerre, parce que c'est mal. Et je n'aime pas l'hypocrisie.

Bon trêve de MissFrancisme, comme tu es exigeant, je te donne la preuve par l'exemple. En cours de Français, l'expression "en tout bien tout honneur" signifie "avoir des intentions honorables", "sans relations sexuelles illicites dans le cadre d'une relation amoureuse". Or, en classe du verbe d'Eros, cette même expression est immanquablement la formalisation verbale, convenons-en quelque peu hypocrite, d'une inexorable conclusion. Et tu vois bien que ça continue, puisque en Français, conclure est un achèvement alors qu'en langage galant, conclure est un commencement.

Non, vraiment, tant de subtilité mériterait d'être enseignée. 

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