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  • Chronique de l'effort #16

    Ou ma vie de chercheur d'emploi.

    Comme tout travailleur alimentaire, mon boulot est un asservissement volontaire bien nécessaire pour payer mes factures, compulsions et autres crédits. Mais quand le consensus d'avec le négrier, de surcroît dans le cadre d'une activité éminemment ennuyeuse menée dans le dilettantisme le plus généralisé, se transforme en foutage de gueule avéré, l'idée est de prendre la poudre d'escampette et de changer de M'ame Scarlett.

    Tu l'auras donc compris, je suis en quête active et idéalement bien sûr d'un travail grâce auquel je ne vivrais plus la sonnerie de mon réveil comme celle du glas quotidien. Que n'ai-je un bas de laine me permettant de démissionner à mon gré ? Chimère, quand tu nous tiens...

    Non, le plus fâcheux dans l'histoire est qu'au fil de ma prospection se dessine de plus en plus clairement ma problématique personnelle contextuelle. Désormais, l'Entreprise recherche des professionnels multicasquette. Hors, moi, niveau compétences, je suis plutôt du genre haut-de-forme au singulier.

    La question étant : pourquoi, au regard du fait qu'aujourd'hui, une seule et même personne assure les fonctions remplies par une voire deux si ce n'est trois professionnels distincts par le passé, les salaires n'ont pas suivi cette exponentialité ? Oui, servilité, j'oubliais...

    PS : cela étant dit, si je décompose, en vérité vraie, je suis polyvalente. Je suis rédacteur, concepteur, secrétaire de rédaction/d'édition, correcteur, assistante hors pair... et je suis sûre que tu connais quelqu'un qui a besoin de moi ! Z'êtes bien urbain.

  • Désarmée

    7725dbcfa83db772307af3a39edd5678.jpgQuand je vois mes statistiques du moment, sachant qu'on est presque à la fin du mois, je suis colère cher visiteur, sache-le. J'aurais, comme le mois dernier, été atteinte d'une flemmingite et d'une occupationnite aigües, je dis pas. Mais même pas, j'écris consciencieusement, quasi quotidiennement et... que dalle !

    Donc j'aime autant te dire que tu vas venir fissa faire péter mes scores, que tu vas faire un buzz monstre autour de mon blog et me linker si tu es influent sinon... Je réponds plus de rien et je risque de débloguer grave !

    NB : si tu crois que je sais pas que tout ceci est complétement n'importe quoi... 

  • Chronique amoureuse #7

    Une légende urbaine, somme toute très féminine, prétend que l'homme n'est qu'un vulgaire érotomane dont la caractéristique principale est d'avoir délocalisé son centre de réflexion au-dessous de la ceinture.

    Cette conception fallacieuse que j'ai maintes fois évoquée plus en guise de taquinerie que comme véritable conception pseudo-féministe s'est pourtant vérifiée dans mon parcours avec l'autre sexe.

    Pour parler sans détours, un mec - pas tous, ok, on se calme messieurs - est prêt à tout pour tirer son coup. La gent masculine se prête donc aux simagrées les plus cocasses pour parvenir à ses fins, le ridicule sous toutes ses formes ne tuant pas.

    Le ridicule, non. Le choc anaphylactique, oui. Et l'heureuse propriétaire d'un gentil félidé que je suis en a fait la triste expérience non pas à une, non pas à deux mais rien moins qu'à trois reprises ! Car vois-tu, au-delà de la pléthore de personnes effrayées par les chats existe une portion loin d'être négligeable de personnes allergiques.

    La première des victimes s'était cantonnée à quelques éternuements disgracieux. Mais N°2 et N°3 sont allées jusqu'aux charmantes caractéristiques que sont les rougeurs, les gonflements, les râles, les yeux exorbités, j'en passe et de pas plus ragoûtantes. Question sex appeal, c'était raté. Mais le mâle en rut étant connu pour sa self-confidence, leurs intentions ainsi que leur conviction d'atteindre le but ultime étaient intactes.

    Sauf que pas les miennes.

    Quand on pense qu'un choc anaphylactique entraîne dans la plupart des cas de graves conséquences et peut engager le pronostic vital, on se dit que l'homme devrait parfois penser à lâcher la purée... qu'il a dans le cerveau !

  • Chronique de l'effort #15

    Ou ma vie de concepteur-rédacteur.

    Dans un studio créa, la charrette n'est pas sytématique ce qui permet de deviser allègrement entre artistes contrariés. Cela dit, même en plein rush, les tempêtes de cerveaux sont l'occasion de débiter un nombre incalculable d'inepties en tous genres. Le laconisme n'est donc que rarement de rigueur.

    A l'occasion de ces bavardages incessants, mes Directrices artistiques et moi, collectionneuses de bourdes, ne sommes plus à une bévue près. Dernière exemple en date : alors que je parlais de mon expérience passée en qualité d'hôtesse de caisse à la Fnac, mes petites collègues, qui se refusent systématiquement à boire de l'alcool, commencèrent à égrener les avantages à faire partie du groupe Pinault Pernaud Ricard...

    Ou comment distiller l'idée qu'on est une pochtronne sous cape...

  • Chronique de l'effort #14

    Ou ma vie d'aide-monitrice en colo.

    Activité annexe de ma fonction de lingère dont je n'aurais jamais due être détournée. Car vois-tu, les petits d'hommes et moi, c'est pas tout à fait ça.86479097ff58e82ec4822e6fcc202982.jpg

    Mais recontextualisons. Quand je n'étais pas en train de laver les linges d'enfants sales et/ou malades et quand je n'étais pas réquisitionnée pour astiquer le moulin, j'étais sollicitée par les monos pour contribuer à la canalisation des moutards surexcités. En l'occurrence, il s'agissait d'emmener les enfants à la chasse au Dahu.

    Quid du Dahu, me diras-tu, sombre citadin ?

    Et bien, cet animal, aussi imaginaire que la licorne, est le fruit d'une légende rurale établie aux dépens des naïfs et par extension des gens de la ville. La plaisanterie consiste a prétendre que le Dahu, animal évoluant sur les coteaux ou à flancs de montagne, est doté de deux pattes plus courtes que les deux autres, la différence s'observant non pas entre les pattes antérieures et les pattes postérieures mais entre celles de gauche et celles de droite (cf croquis) ; cette particularité l'obligeant, comme on s'en doute, à se déplacer toujours dans le même sens de la pente, sans pouvoir faire demi-tour sous peine de chute. De fait, sa chasse, rituel initiatique, s'exerce comme suit : les locaux avisés prétendent grimper dénicher le Dahu, le surprendre de dos pour l'obliger à se retourner et ainsi dégringoler la pente. Au nigaud ensuite, posté en contrebas, de capturer la proie dans le grand sac ouvert qui lui a honorablement été confié. Les rabatteurs naturellement de s'éclipser et de calculer le temps d'affût stoïque du dindon de la farce.

    Tout ceci est follement drôle, ça ne mange pas de pain et ça occupe.

    Mais c'était sans compter la nécessaire pédagogie à l'égard de tout razmoket. Et moi, transposer pour des gosses de cinq ans, je sais pas faire. Ce qui aurait donc du être une joyeuse chasse au Dahu dans la forêt savoyarde s'est transformée en véritable Projet Blair Witch. Parce que quand tu te retrouves dans un bois un peu sombre avec des nains, un mot aussi anodin que "chut" se transforme en détonateur de psychose. Les trolls de pleurer, d'hurler et de courir dans tous les sens. L'horreur.

    L'avantage fut de ne plus être sollicitée pour les ateliers, croulant sous les tâches de ma fonction originelle... Ben oui, un gamin qui a peur, après il fait des cauchemars et par extension pipi au lit.

    Tu peux me croire, si j'le chope le Dahu, j'aurai deux mots à lui dire.