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La ferme des animaux de George Orwell

d7f35e71217ba388dd4661746cfbfb7b.jpgEditions Gallimard - 151 pages

Quatrième de couv' : Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : "Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux." Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : "Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres".

Après le génialissime 1984 et son légendaire Big Brother, l'on peut affirmer qu'Orwell n'a pas son pareil pour dépeindre les régimes totalitaires. L'auteur dresse ici une frontière plus que ténue entre l'humanité animale et la bestialité humaine pour en arriver à la triste et inexorable conclusion que les idéaux sont fait pour être trahis, le pouvoir pour être pris et les quatre pattes comme les deux pattes asservis. Un constat cynique au coeur d'un tableau haut en couleurs qui ne pourra être apprécié qu'à partir d'un certain niveau de culture politique (niveau 4e/3e minimum).

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