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La santé d'en bas

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Alors que je patientais sagement dans la salle d'attente de la remplaçante de ma dentiste (ben oui, avec tout ce qui je lui ai lâché comme pognon, elle a plus besoin de travailler le week end) pour me faire recimenter provisoirement mon incisive de devant avant une nouvelle intervention endodontiste après la parodonto et la stomato (ceux qui ont suivi mes péripéties dentaires ne manqueront naturellement pas de me plaindre...), j'optais parmi la pile de magazines pour le Psychologies du mois d'octobre (ils avaient viré tous les Gala ces salauds).

Feuilletant hâtivement dans l'espoir de conjurer l'extrêment potentiel retard de ma docteur des dents par subtitution (elle avait accepté généreusement de me secourir entre deux patients), je m'arrêtais sur un article, que dis-je, un dossier promotionnel sur le nouveau livre Anticancer de David Servan-Schreiber (accessoirement journaliste du magazine en question). Pour faire court, le médecin explique comment éviter le cancer sans toutefois renier l'indispensable utilité des traitements "occidentaux" que sont les chimio et autres radiothérapies en cas de maladie avérée. Non, lui, il donne dans la prévention. Et d'expliquer en long, en large et en travers que pléthore de produits alimentaires, d'hygiène, de nettoyage... et de comportements favorisent le déclenchement de la maladie. La fille de médecin que je suis a eu l'impression de lire une succession de lieux communs mais admettons, je suis un public averti (mais pas responsable pour autant, hum).

Donc, c'est génial, on a la solution miracle pour éviter de claquer du fléau, particulièrement français d'après le docteur, du moment. Sauf que.

Si l'on se penche uniquement sur les préconisations alimentaires de Môsieur Servan-Schreiber, que peut-on déduire ? Qu'il faut manger massivement bio. Et que peut-on déduire de cette déduction ? Ben que nous les pauvres, on aura le cancer.

Parce que voyez-vous éminent professeur ès médecine, le Français moyen qui voit chaque jour son pouvoir d'achat diminuer (message subliminal : boycottons Danone !) a déjà bien du mal à se payer ses produits frais non bio. Mais bien sûr, où avais-je la tête ? La santé, ça se mérite. Travaillons plus pour nous soigner. Mais pas pour nous soigner plus ou mieux hein. Juste pour nous soigner.

Welcome in the united states of France.

Commentaires

  • Bonne nouvelle : les marques de distributeurs (Carrefour par exemple) se sont mises aux gammes de produits bio. Avantages : du bio pour le prix du non bio chez les marques. Gammes larges. Produits bons. Désavantage : aucun

    bonnes courses :-)

  • Merci du tuyau ! Je fais mes courses de façon tellement mécanique que je ne prête même pas attention aux nouveautés.

  • Avancer le fait que manger bio ne peut qu'être bénéfique à la santé n'est pas très difficile vu les saletés qu'il peut y avoir dans la bouffe actuelle.
    Mais affirmer que cela préserve du cancer est plutôt gonflé ! Celui qui trouvera la cause de la mutation des cellules n'est (hélas) pas encore né !
    J'avais naïvement posé la question à un cancérologue; réponse (légèrement narquoise) de ce dernier : "ma pov' dame, si je le savais, je serais prix Nobel ! "

  • Cigale, pour les dérèglements de la multiplication cellulaire, il n'y a pas une mais de multiples causes. Et beaucoup de personnes déjà nées, en ont identifié un certain nombre. De façon général, une grande quantité de molécules chimiques, ont cet effet délétère sur nos cellules, c'est un fait scientifique avéré.
    Partant, réduire son exposition aux molécules en question, réduit le risque d'en subir les conséquences. Et l'agriculture bio suppose, en principe, le non usage des molécules considérées.
    On peut reprocher à DSS son exploitation d'un filon, que l'on peu difficilement qualifier de littéraire, même si son écriture n'est pas déplaisante, s'appuyant sur son savoir de médecin, il n'en dit pas moins beaucoup de choses justes, même si ces choses peuvent sembler en partie des "lieux communs" pour les gens avertis comme Charlotte et moi, pour reprendre son expression.

  • Notons quand même qu'il a le mérite de ne pas prôner la biologie totale et de reconnaître l'incontournabilité des traitements dits occidentaux.

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