Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Café filou

    e05e6062f429b6ed188975ed0df72931.jpgParfois, la vie semble bloquée, empêtrée dans d'inextricables merdiers dont assurément vous ne sortirez jamais, tout nez et oeillères collés que vous avez sur votre misérable nombril. Et bien c'est à ce moment là qu'il faut passer de la vision micro à la vision macro-existentielle. Quoi ? Prendre du recul ? Ouais c'est pareil, mais ça fait moins intello. A toi égocentrique qui t'inquiètes déjà, don't panic, il s'agit toujours de mirer ton centre de gravité. Faut juste que tu le fasses d'un peu plus loin et que tu le projettes dans le temps.

    Aparte : toi qui ne manqueras pas de me tomber dessus en affirmant que je ne sais pas ce que c'est que d'avoir des problèmes, peut-être que oui, peut-être que non. En tout cas, si t'es pas content de ce que je dis, ben tu viens plus sur mon blog et tu passes au Ministère de la Santé chercher ton exemplaire du Guide pour lutter contre la dépression.

    Moi (tu vois, je t'avais bien dit qu'on restait auto-centré), quand j'ai un coup de mou, que je me dis que telle ou telle chose ne passera jamais (si t'as pas une vie rocambolesque, tu peux pas comprendre), je pense soit aux zommes politiques, soit à Britney Spears.

    Quand tu vois toutes les bourdes qu'ils font au vu et au su de tout le monde auxquelles on peut rajouter tous les trucs les plus invraisemblables que l'on peut raconter sur eux, la preuve, ça ne tue pas. Et même ça peut rapporter gros. Rien que ça, ça te convainc que l'existantialisme n'est pas une simple masturbation intellectuelle. Alors, prends-toi en mains, c'est ton destin.

  • Redemption song de Bob Marley

    Old pirates, yes, they rob I

    Sold I to the merchant ships

    Minutes after they took I

    From the bottomless pit

    But my hand was made strong

    By the 'and of the Almighty

    We forward in this generation

    Triumphantly

    Won't you help to sing

    These songs of freedom

    'Cause all I ever have

    Redemption songs Redemption songs

    Emancipate yourselves from mental slavery

    None but ourselves can free our minds

    Have no fear for atomic energy

    'Cause none of them can stop the time

    How long shall they kill our prophets,

    While we stand outside and look

    Some say it's just a part of it

    We've got to fulfeel the book

    Won't you help to sing

    These songs of freedom

    'Cause all I ever have

    Redemption songs

    Emancipate yourselves from mental slavery

    None but ourselves can free our mind

    Wo! Have no fear for atomic energy

    'Cause none of them-a can-a stop off the time

    How long shall they kill our prophets

    While we stand outside and look

    Yes, some say it's just a part of it

    We've got to fulfil de book

    Won't you help to sing

    Dese songs of freedom

    'Cause all I ever had

    Redemption songs

    J'aurais pu mettre la traduction mais bon, entre nous, le texte est pas trop compliqué (si y'en a un qui me sort "comme toutes les chansons reggae", je vais pas stand outside and look longtemps) et puis, disons que ça vous fera réviser un peu !

  • L'Île des Gauchers d'Alexandre Jardin

    Editions Gallimard - 342 pages

    Quatrième de couv' : Dans un archipel du Pacifique Sud ignoré des géographes, l'île des Gauchers abrite une population où les droitiers ne sont plus que l'exception. Mais là n'est pas le plus important. Cette minuscule société, fondée par des utopistes français en 1885, s'est donnée pour but de répondre à une colossale question : comment fait-on pour aimer ? Sur cette terre australe, le couple a cessé d'être un enfer. C'est l'endroit du monde où l'on trouve, entre les hommes et les femmes, les rapports les plus tendres. Voilà ce que vient chercher, dans l'île des Gauchers, lord Jeremy Cigogne. A trente-huit ans, cet aristocrate anglais enrage de n'avoir jamais su convertir sa passion pour sa femme Emily en un amour véritable. A trop vouloir demeurer son amant, il n'a pas su devenir son époux. Dans cette réalité à l'envers où tout est à l'endroit, Cigogne et Emily se délivrent non sans mal de leurs habitudes et tentent l'aventure de988dfdb5682c50aca0d46665d7e1c97e.jpg se combler en suivant les coutumes et les rites étonnants du petit peuple des Gauchers.

    J'entends d'ici les plus cyniques dire "ouais, c'est un truc fleur bleue, c'est mièvre et plein de bons sentiments", ce à quoi je réponds : et alors ? Où est-il écrit que l'on doit être des peaux de bovins insensibles et vachardes ?

    Ce livre, mon grand frère me l'a offert quand j'avais quinze ans. Très bon choix mais pas au bon moment. Ben ouais, après Cendrillon et toute sa bande de pétasses qui nous ont fait croire pendant toute notre enfance que le mec parfait existait (oui, je sais Fanny, le but n'était que de nous faire découvrir la princesse cachée en nous), vous enfoncez le clou à l'adolescence avec ce bouquin où pour une fois la princesse baise et pas que le prince et toutes vos relations amoureuses sont foutues pour au moins les deux décennies à venir.

    Toujours est-il que ces quelques pages, aussi chimériques soient-elles, vous permettent de pimenter voire de réinventer pour les plus désespérés votre couple ou de modifier votre point de vue revenu de tout selon lequel l'amour, c'est dégueu. Et en ces temps de blasitude générale, c'est pas du superflu.

    En revanche, si vous êtes un conservateur forcené de l'amour à la papa-maman, ce bouquin n'est pas pour vous. Pire, il risque de vous choquer.

    Bref, lisez-le. Ou pas.

  • Chronique amoureuse #3

    Ou l'instant où tout capote (vous verrez, cette phrase est super subtile).

    Comme je suis une fille super responsable, je sors toujours couverte. Non, espèce de naïf, ne t'égare pas, je ne parle pas de manteau ou autre cache-col pour me protéger du froid, je parle de sexe et de latex. Donc premier point, j'ai des actions chez Manix et Durex et tu ferais bien d'en faire autant, jeune farouche.

    Deuxième point, j'ai un chat quelque peu farfelu qui a tendance à avaler tout et n'importe quoi, y compris les capotes qui pourraient, beurk, traîner. Vigilante, j'avertis donc toujours mon partenaire qu'il a l'obligation de ne pas abandonner ses résidus organiques en sachet n'importe où pour ne pas tuer mon chat.

    Un jour, le Jules du moment, prévenant mais un peu feignant, choisit de dissimuler l'objet délictueux potentiellement dangereux dans sa poche de jean plutôt que de se traîner jusqu'à la poubelle. Ce choix très personnel que nous ne jugerons pas (...) aurait pu s'arrêter là.

    Sauf que.

    Le Jules en question n'était pas seulement paresseux et hygiéniquement douteux, il était également doté d'une mémoire de poisson rouge. Donc, quelques temps plus tard (des semaines, c'est dire la fréquence de lavage du jean !), je me retrouve sur le quai de métro avec Jules et une amie. Et là, Jules, qui avait ses mains dans les poches, les sort brutalement... et le préservatif usagé de s'échouer lamentablement à nos pieds. Dans un élan désespéré pour échapper à une mortification suprême, Jules saute à pieds joints sur le morceau caoutchouteux en s'écriant "c'est pas moi" (oui, j'avais oublié : puéril en plus). Et face à nos quolibets bien mérités, Jules a continué à nier pendant dix bonnes minutes !

    Moralité : un geste prévenant ne suffit pas, il peut cacher un gros gaffeur de mauvaise foi.

  • Chronique amoureuse #2

    C'est l'histoire d'un garçon dont je suis tombée amoureuse au moment où je l'ai vu. Le coup de foudre existe bien, CQFD. Après donc des semaines d'observation transie, de hasards inespérés et d'opérations charme non dissimulé, le poisson - qui par ailleurs était loin d'être un thon - s'est pris dans mes filets...

    Episode 1 - début de relation : à ce moment là de l'histoire, j'étais ce qu'on appelle vulgairement "l'officieuse" car voyez-vous, les relations amoureuses, c'est comme les baux. Parfois, le suivant commence avant que le précédent soit résilié. Sauf que bon, en l'occurence, le préavis de ma prédécesseur avait tendance à s'éterniser mais passons. Donc, durant cette période de chevauchement (en tous genres...), je débarque sur invitation (jamais à l'improviste, c'est une règle de vie) chez mon Jules pour me faire introniser "officielle". Sauf qu'au moment d'entrer, Jules me repousse et me dit : "attends une seconde dehors". Obéissante, je patiente et au moment où je pénètre dans l'antre du séducteur, je m'aperçois que l'attente réclamée n'avait pas pour but de servir la finalisation d'une surprise en mon honneur. Mon sixième sens légendaire me conduit donc illico vers la poubelle où je trouve les preuves accablantes d'un forfait commis récemment. Les adieux étaient pour le moins consommés.

    Episode 2 - fin de relation : à ce moment là de l'histoire, j'étais une officielle en fin de mandat car voyez-vous, les relations amoureuses sont de bonnes choses mais toutes les bonnes choses ont une fin, à ce qu'on dit. Jules, qui avait accepté de me recevoir pour entendre une énième supplique de reconduction de mandature, me convoque à 11 heures, heure à laquelle il sortait de cours - les esprits vifs auront donc déduit que Jules résidait à proximité. En ponctuelle née, j'arrive à moins dix et patiente (décidemment...) devant la porte. Jules arrive, ouvre la porte et me demande de patienter. Ma mémoire d'éléphant, mon sixième sens légendaire et mon sens de l'analyse exacerbé en certaines situations me permettent d'analyser en un coup d'oeil avant d'être expulsée qu'une des paires de chaussures en présence - pourtant loin d'être féminine - ne fait pas partie du shoesing (comme dirait Violette dont il faut absolument lire le blog) de Jules. Je défonce illico la porte et... la gueule de la nouvelle "officieuse" qui s'était rendormie comme de par hasard.

    Aujourd'hui encore, je me demande s'il avait l'intention de cacher la demoiselle dans un placard et de la laisser assister à ses "méthodes" de rupture.

    Moralité pour les filles : quand la prise qui a mordu à votre hameçon n'est pas un thon, assurez-vous qu'il ne s'agit pas d'un requin parce qu'être prise pour une morue, c'est vexant.

    Moralité pour les garçons : ne mène pas une double vie qui veut. Jette tes capotes aux chiottes et prévois un marge de sûreté entre le départ et l'arrivée de chacune de tes conquêtes. Mais dans l'absolu, ne cours qu'une hase (c'est la femelle du lièvre, ignare) à la fois, espèce de priapique.