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Chronique amoureuse #2

C'est l'histoire d'un garçon dont je suis tombée amoureuse au moment où je l'ai vu. Le coup de foudre existe bien, CQFD. Après donc des semaines d'observation transie, de hasards inespérés et d'opérations charme non dissimulé, le poisson - qui par ailleurs était loin d'être un thon - s'est pris dans mes filets...

Episode 1 - début de relation : à ce moment là de l'histoire, j'étais ce qu'on appelle vulgairement "l'officieuse" car voyez-vous, les relations amoureuses, c'est comme les baux. Parfois, le suivant commence avant que le précédent soit résilié. Sauf que bon, en l'occurence, le préavis de ma prédécesseur avait tendance à s'éterniser mais passons. Donc, durant cette période de chevauchement (en tous genres...), je débarque sur invitation (jamais à l'improviste, c'est une règle de vie) chez mon Jules pour me faire introniser "officielle". Sauf qu'au moment d'entrer, Jules me repousse et me dit : "attends une seconde dehors". Obéissante, je patiente et au moment où je pénètre dans l'antre du séducteur, je m'aperçois que l'attente réclamée n'avait pas pour but de servir la finalisation d'une surprise en mon honneur. Mon sixième sens légendaire me conduit donc illico vers la poubelle où je trouve les preuves accablantes d'un forfait commis récemment. Les adieux étaient pour le moins consommés.

Episode 2 - fin de relation : à ce moment là de l'histoire, j'étais une officielle en fin de mandat car voyez-vous, les relations amoureuses sont de bonnes choses mais toutes les bonnes choses ont une fin, à ce qu'on dit. Jules, qui avait accepté de me recevoir pour entendre une énième supplique de reconduction de mandature, me convoque à 11 heures, heure à laquelle il sortait de cours - les esprits vifs auront donc déduit que Jules résidait à proximité. En ponctuelle née, j'arrive à moins dix et patiente (décidemment...) devant la porte. Jules arrive, ouvre la porte et me demande de patienter. Ma mémoire d'éléphant, mon sixième sens légendaire et mon sens de l'analyse exacerbé en certaines situations me permettent d'analyser en un coup d'oeil avant d'être expulsée qu'une des paires de chaussures en présence - pourtant loin d'être féminine - ne fait pas partie du shoesing (comme dirait Violette dont il faut absolument lire le blog) de Jules. Je défonce illico la porte et... la gueule de la nouvelle "officieuse" qui s'était rendormie comme de par hasard.

Aujourd'hui encore, je me demande s'il avait l'intention de cacher la demoiselle dans un placard et de la laisser assister à ses "méthodes" de rupture.

Moralité pour les filles : quand la prise qui a mordu à votre hameçon n'est pas un thon, assurez-vous qu'il ne s'agit pas d'un requin parce qu'être prise pour une morue, c'est vexant.

Moralité pour les garçons : ne mène pas une double vie qui veut. Jette tes capotes aux chiottes et prévois un marge de sûreté entre le départ et l'arrivée de chacune de tes conquêtes. Mais dans l'absolu, ne cours qu'une hase (c'est la femelle du lièvre, ignare) à la fois, espèce de priapique.

Commentaires

  • Là forcément avec une moralité masculine pareille, 78,13% des mecs ont été obligés de sonner chez leur voisine pour lui "emprunter" leur dictionnaire et ne sont jamais revenus...

  • Ah ! La pêche industrielle, ce n'est vraiment pas pour moi ! Bon courage pour la prochaine rencontre ;-)

  • Lol ! Oui mais grâce à moi, ils ne se feront pas pincer par leur officielle. A rajouter aux conseils : choisir un terrain neutre.

  • Merci....

    et sinon, ben ça va passer hein ?
    Ou bien ça va déjà mieux ?
    Bon, courage, quoi !

  • Mes baux de pierre et de coeur s'achèvent le 8 janvier et me laisse un peu plus, si tant est que ce soit possible, un coeur de pierre. Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai l'arête dans le fond de la gorge, je suis dégoûtée du poisson, j'arrête la pêche...
    Mais pas la chasse :o)

  • De rien, c'est une telle poilade de te lire qu'un peu de pub n'est pas de trop... bien que tu sois loin d'en avoir besoin.
    Sinon, oui oui ça va, s'en était une de 1999 celle-ci. Et la prochaine est prévue pour le 8 janvier. Mais fluctuat nec mergitur ! Indépendance et auto-suffisance, telle est ma cadence.
    Bouarf... que l'écho me convainque :o)

  • La pêche n'est qu'une nécéssité si tu vis en bords de mer...

    Par contre la chasse est un sport lu(br)-dique!

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