Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Raison et sentiments de Jane Austen

87c37d587849b84e0dd3b16aeb0b59c7.jpgEditions Christian Bourgois - 374 pages

Quatrième de couv' : Raison et sentiments sont joués par deux soeurs, Elinor et Marianne Dashwood. Elinor représente la raison, Marianne le sentiment. La raison a raison de l'imprudence du sentiment, que la trahison du beau et lâche Willoughby, dernier séducteur du XVIIIe siècle, rendra raisonnable à la fin. Mais que Marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de pluie et de vent.

Après Orgueil et préjugés, Emma et Northanger Abbey, la répétition des intrigues et des procédés ne me lasse aucunement. Je crois que je suis réellement devenue fan de ces caricatures de personnages dont l'exceptionnelle élocution n'a d'égale que la fantastique hypocrisie. Qu'il devait être difficile de faire preuve de tempérance dans une telle société... qui avait malgré tout son charme et ses raffinements.

Extraits :

Mais, de quelque manière qu'ils se fussent séparés, l'affliction de sa soeur était indubitable, et elle éprouva la plus tendre compassion pour ce violent chagrin auquel Marianne ne se laissait pas seulement aller pour soulager ses nerfs, mais dans lequel elle se complaisait certainement et qu'elle se croyait obligée de cultiver.

...

Marianne ne se fût pas pardonnée si elle avait pu dormir tant soit peu la première nuit après le départ de Willoughby. Elle aurait eu honte de regarder les siens en face, le lendemain matin, si elle ne s'était pas levée plus fatiguée que lorsqu'elle s'était couchée la veille au soir. Mais elle ne courût nullement le danger d'une telle disgrâce. Elle resta éveillée toute la nuit et en employa la plus grande partie à sangloter.

...

- Je me suis souvent surprise moi-même à faire ce genre d'erreur, dit Elinor, à me méprendre sur quelque aspect d'un caractère ; on s'imagine que les gens sont plus gais ou plus graves, plus ingénieux ou plus stupides qu'ils ne le sont en réalité, et il est difficile de dire comment et en quoi l'eereur à pris naissance. Parfois on se fonde sur ce qu'ils disent eux-mêmes et, plus fréquemment, sur ce qu'en disent les autres, sans se donner à soi-même le loisir de réfléchir et de juger.

...

Elinor put alors apprécier la différence entre l'attente d'un événement fâcheux, si inévitable qu'il soit, et la certitude de son existence. Elle découvrit qu'en dépit d'elle-même, elle avait toujours gardé quelque espoir.

Les commentaires sont fermés.