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  • Sous X... Y... Z...

    Lexomil, Rohypnol, Xanax, Stilnox...

    Tous ces hypnotiques, anxyolitiques et autres bêta-bloquants utilisent les dernières lettres de l'alphabet, comme pour vous rappeler que vous êtes le der des der, à la ramasse et que vous avez besoin d'un coup de pouce pour raccrocher les wagons.

    Whisky, extasie...

    Il en va vraiment de même pour tous les artificiels paradis !

    Alors qu'au commencement, c'est simple comme abc : Angoisse de toute cette merde qui nous entoure, Besoin de toute cette merde qui nous entoure, Conscience de toute cette merde qui nous entoure.

    En fait, les "largués de fin d'alphabet", c'est juste des hyperlucides qui contrairement aux autres n'ont pas la lobotomie naturelle. Et qui veulent juste un peu d'anonymat de la pensée.

  • Toute une vie à...

    Apprendre.

    Hier, dans le métro, alors que je m'adonnais à mon passe-temps favori à savoir observer les gens sans en avoir l'air, j'ai vu une jeune fille faire des gestes à un vieux monsieur pour lui céder sa place. Première satisfaction visuelle.

    Et puis le vieux monsieur s'est installé, reconnaissant. Cet homme à l'âge avancé était d'origine d'Afrique du Nord. Une fois confortablement assis, il s'est mis à fouiller dans sa poche de pardessus, avec les gestes lents de la personne fatiguée par la vie. De cette poche, il a extrait un Bescherelle et il s'est mis consciencieusement à travailler ses conjugaisons.

    J'en aurais pleuré. 

  • Entre prises

    Ou ma vie de travailleuse alimentaire révoltée.

    Non mais de qui se moque-t-on ?

    Le 18 octobre, c'est la Fête des Entreprises. Retrouvez tous les détails de l'évènement sur www.jaimemaboite.com (!). 

    Après avoir cru à une blague - plutôt de mauvais goût -, j'ai compris que non et j'ai longtemps hésité sur le fait de savoir s'ils nous prenaient pour des gens dotés d'un grand sens de l'humour ou juste pour des gros cons.

    Mais le doute s'est dissipé quand j'ai entendu la consternante Chanson de la Fête des Entreprises. Et dire qu'ils osent prétendre dans "le concept" qu'il ne s'agit en aucun cas de la Fête des Patrons...

    Ils sont quand même prêts à tout pour qu'on courbe docilement l'échine devant notre système de larbinisation intensive où l'on travaille toujours plus pour gagner toujours moins.

    Tu vas voir moi comme je vais lui faire sa fête à mon entreprise... 

  • Sur mon blog, j'écris mon nom...

    Ca sert à rien, mais c'est pas grave. De l'utile au futile, il n'y a qu'un pas.

    Trouvé donc chez Vanou et vous pouvez faire tout pareil ici.

    Voici mon nom en calligraphie arabe :

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  • 99... et 100 !

    Pour ma centième note, le film (et livre) 99 francs.36915a01d4923789f58296e7317d2788.jpg

    Editions Grasset - 281 pages

    Quatrième de couv' : Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? "Une mongolienne de moins de cinquante ans." Les nababs de la publicité ? "Ils mènent la troisième guerre mondiale." De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant, il dénonce le mercantilisme universel. En quelque sorte, un livre moral. Pour 99 francs, seulement.

    Si j'avais adoré le livre, je n'en avais qu'un vague souvenir, beaucoup, beaucoup de temps et d'autres lectures étant passés par-là. Ce dont je me souvenais en revanche inévitablement était ce ton sarcastique, cette dénonciation du monde la pub par le biais de noms à peine déguisés de marques (tout le monde l'aura compris) et de personnages (seuls les gens du "milieu" pouvant appréhender la subtilité).

    Bien que réticente à aller voir le film - bah oui, je suis bibliophile, pas cinéphile, du coup je suis toujours déçue -, j'ai finicd9e999df1051627728f569f05f8a4c3.jpg par céder à la tentation Dujardin... Grand bien m'en a prise ! Si le livre m'avait plongée dans mon univers - je suis concepteur-rédacteur comme Octave -, le film m'y a catapultée. Superbement réalisé par Jan Kounen, le rythme est effréné et original grâce à un jeu d'acteurs exceptionnels. Rire, émotion, trash et extraits de vécu pour nous gens du "milieu"... par la Madone (...), ce script est "complètement focus" ! Bref, il est génial et ça fait vraiment plaisir de voir enfin un bon film au cinoch (attention, je dis pas que tout est de la merde, je dis juste que j'ai vraiment pas eu de pot ces derniers temps)... surtout au prix où sont les places !

    Bon alors d'aucuns vous diront que c'est manicchéen, que c'est inutile, que c'est prétentieux comme Beigbeder (ses détracteurs étant nombreux... et jaloux) ou je ne sais quelle aigreur. Moi je dis juste, qu'il vaut mieux agacer que laisser indifférent. Et puis comme disait Sacha Guitry :

    Plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui.

    Alors, continuez à critiquer ! Ca ne le rend que meilleur.

    D'ailleurs, en parlant du trublion, j'ai reçu mon exemplaire d'octobre de mon canard chouchou Lire, élu meilleur magazine culturel de l'année et ce malgré, messieurs les diffamateurs, la présence du polémique Frédéric Beigbeder comme chroniqueur, dont le papier est excellent, comme d'habitude.