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99... et 100 !

Pour ma centième note, le film (et livre) 99 francs.36915a01d4923789f58296e7317d2788.jpg

Editions Grasset - 281 pages

Quatrième de couv' : Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? "Une mongolienne de moins de cinquante ans." Les nababs de la publicité ? "Ils mènent la troisième guerre mondiale." De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant, il dénonce le mercantilisme universel. En quelque sorte, un livre moral. Pour 99 francs, seulement.

Si j'avais adoré le livre, je n'en avais qu'un vague souvenir, beaucoup, beaucoup de temps et d'autres lectures étant passés par-là. Ce dont je me souvenais en revanche inévitablement était ce ton sarcastique, cette dénonciation du monde la pub par le biais de noms à peine déguisés de marques (tout le monde l'aura compris) et de personnages (seuls les gens du "milieu" pouvant appréhender la subtilité).

Bien que réticente à aller voir le film - bah oui, je suis bibliophile, pas cinéphile, du coup je suis toujours déçue -, j'ai finicd9e999df1051627728f569f05f8a4c3.jpg par céder à la tentation Dujardin... Grand bien m'en a prise ! Si le livre m'avait plongée dans mon univers - je suis concepteur-rédacteur comme Octave -, le film m'y a catapultée. Superbement réalisé par Jan Kounen, le rythme est effréné et original grâce à un jeu d'acteurs exceptionnels. Rire, émotion, trash et extraits de vécu pour nous gens du "milieu"... par la Madone (...), ce script est "complètement focus" ! Bref, il est génial et ça fait vraiment plaisir de voir enfin un bon film au cinoch (attention, je dis pas que tout est de la merde, je dis juste que j'ai vraiment pas eu de pot ces derniers temps)... surtout au prix où sont les places !

Bon alors d'aucuns vous diront que c'est manicchéen, que c'est inutile, que c'est prétentieux comme Beigbeder (ses détracteurs étant nombreux... et jaloux) ou je ne sais quelle aigreur. Moi je dis juste, qu'il vaut mieux agacer que laisser indifférent. Et puis comme disait Sacha Guitry :

Plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui.

Alors, continuez à critiquer ! Ca ne le rend que meilleur.

D'ailleurs, en parlant du trublion, j'ai reçu mon exemplaire d'octobre de mon canard chouchou Lire, élu meilleur magazine culturel de l'année et ce malgré, messieurs les diffamateurs, la présence du polémique Frédéric Beigbeder comme chroniqueur, dont le papier est excellent, comme d'habitude.

Commentaires

  • Tout à fait d'accord avec votre critique de Beigbeder que la citation de Guitry illustre bien. Mais je me permets de commenter un article presque au hasard pour vous dire à quel point je suis impressionné par votre blog. Celui-ci est très riche ! Il y en a pour tous les goûts ... Bref je m'y référerai à l'avenir avant de sortir de mon libraire avec 6 bouquins dont je ne lirai que la moitié ...

  • Et bien ! Je vous décerne le prix sans récompense du commentaire le plus gentil et le plus touchant de ce blog. J'en rougis même. Je vous remercie de ce compliment qui me va droit au coeur. Ravie que mes efforts de diversité soient récompensés et qu'ils vous plaisent. Au plaisir de nos tribulations littéraires !

  • Où es tu passée ?

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