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Les ratés de l'été

Point n'est question de météorologie en la matière, bien que le sujet - inquiétant - méritât d'être abordé. Mais de quoi8cb71ede37c2deeda28edadb677e11e6.jpg parler alors ? Taadaaaammm ! Lever de rideau. Le propos du jour s'attachera à palabrer relativement au théâtre contemporain.

Pour être plus précis, le thème prendra appui sur ma sortie de la veille au Théâtre Lucernaire pour une adaptation, contemporaine donc, du chapitre XC de l'oeuvre littéraire magistrale d'Albert Cohen Belle du Seigneur.

Si je n'avais pas mis les pieds au théâtre depuis un temps certain... je sais désormais pourquoi ! Non, je ne vais pas généraliser. Mais sincérement, trivialement, minimalistement, le spectacle que nous offre la metteur en scène / interprète Aurore Prieto et le scénographe / créateur de sons et lumières Soï est littéralement une bouse énorme.

Pour ceux qui n'auraient pas lu l'incontournable livre de Cohen, n'allez surtout pas voir cette inconstructive représentation qui ne vous donnera pas le goût de découvrir le chef d'oeuvre. Pour ceux qui auraient déjà goûté à cette merveille de la littérature, n'allez surtout pas voir cette désobligeante représentation qui gâtera le souvenir impérissable de la majesté amoureuse d'Ariane et Solal.

Alors peut-être suis-je particulièrement obtuse à la création dite "moderne". Quand beaucoup ne jugeaient que par le génie de La Science des rêves, j'abhorrais littéralement pour ma part ce film sans queue ni tête. Mais sincérement, trop de conceptuel tue le conceptuel.

En l'occurence, le texte pourtant riche et intéressant ne souffre que de l'inattention du spectateur qui est sempiternellement agressé par les intonations et gémissements stridents de la comédienne, ses déplacements saccadés et ses mouvements incohérents. Sans compter les jeux d'eau et la musique très aquatico-retentissante qui, s'ils ont le mérite d'exister, n'ont aucune cohérence ni fonction. Si ce n'est d'agacer sous prétexte d'enrichir.

Je suis certes loin des critiques dithyrambiques que j'ai pu lire préalablement mais je pense profondément que cette interprétation n'utilise qu'un titre connu qui ne peut qu'attirer pour en faire une pseudo-création. Je ne m'inclinerai que si l'on considère qu'en montant une pièce tirée d'un illustre texte et en me balançant de la peinture sur le corps, à moitié nue et bondissant comme un ouïstiti, je suis une vraie artiste.

Seul élément positif, la petite salle toute en longueur où l'actrice prend place entre deux rangées de spectateurs qui se font face. Très original... bien que la fuite pour cause de non-adhésion à la performance soit tout à fait impossible.

Théâtre Lucernaire - 53, rue Notre Dame des Champs - 75006 Paris - www.lucernaire.fr 

Commentaires

  • Depuis la nuit des temps les femmes ont toujours été bafouées et leurs droits réduits à néant. Saviez vous que sous l'empire romain les femmes étaient considérées comme des enfants? Elles vivaient d'abord sous l'autorité de leur père puis de leur mari qui avaient le droit de vie et de mort sur elles. Aujourd'hui la société a évolué mais les femmes sont toujours mal considérées. Ce blog n'a pas la prétention de changer le monde mais simplement d'être un lieu d'écoute, de soutient, d'information et de débat.
    son adresse:

    http://latribunedesfemmes.hautetfort.com/

    Merci et bonne visite.

  • la création contemporaine ne plaît pas avant d'avoir passé 200 ans

  • Ah mince, si j'avais su je n'aurais pas acheté mes places avec 172 ans d'avance ! Au prix où se vend la culture aujourd'hui...

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