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Les appâts rances

Mais pourquoi tant d'histoires sentimentales sont un échec ?68bdaf71be0e8eb747d1683f3b8800c0.jpg

Alors, d'accord, aujourd'hui nous avons le luxe de pouvoir tester et comparer. Peut-être est-ce cet embarras du choix qui nous rend plus difficiles... Sommes-nous devenus plus exigeants, moins tolérants, trop égoïstes pour supporter quelqu'un d'autre que nous ?

En y réfléchissant, je me dis que bon, certainement un petit peu, mais pas que.

Tout compte fait, je pense que ces échecs répétitifs sont le fruit non pas d'une incapacité générationnelle à s'engager ou d'une course effrénée au "mieux" mais d'une simple erreur sur la marchandise.

Combien de fois avons-nous été déçus de nous apercevoir que la personne tant convoitée était, la phase de séduction dépassée, bien différente de celle que nous nous étions représentée ? Certes, la distorsion vient en partie du fait que les yeux amoureux embellissent certains aspects et en scotomisent d'autres. Mais cette altérité vient aussi de nous-mêmes. Quand nous tentons de faire opérer le charme, nous misons tout sur nos points forts, nous tentons de nous dévoiler sous notre meilleur jour. Jusque là, rien que de normal. Le problème est que nous attirons l'autre avec des traits de caractère ou un mode de pensée qui sont, non pas exactement les nôtres mais ceux que nous souhaiterions posséder. C'est ce que j'appelle le soi fantasmé. Oui, oui, c'est très narcissique.

Forcément, quelle surprise pour nos apollons de se croire avec une dulcinée toute douce qui devient bientôt une hystérique de première ! Et quelle déconvenue de constater que nos jules si attentionnés les premiers jours deviennent si rapidement négligents !

Alors que très franchement - testé et approuvé -, il est bien plus facile et efficace quand on est une emmerdeuse de se faire deux fois plus emmerdeuse que ce que l'on est. Si le jules convoité reste, c'est dans la poche. Pareil pour vous messieurs : faites le négligent assumé dès le début, la moindre petite attention n'en deviendra que meilleure par la suite. Bon naturellement, le procédé est risqué et multiplie les probabilités de mort dans l'oeuf de la relation.

Le mieux étant quand même de rester soi-même... Mais savons-nous vraiment qui nous sommes ? Et notre "soi" n'est-il pas en perpétuelle évolution ? Et... Et... Et... Amis de la psychologie de comptoir, bonsoir.

Commentaires

  • C'est peur-être toi, c'est peut-être pas toi. C'est sans doute toi qui roupille là. C'est sans doute toi qui est à l'autre bout de cette pièce. C'est aussi toi qui est si soucieux, si présent. C'est sans doute toi la solution. Mais attendant, tu n'es pas là... C'est peur-être toi, c'est peut-être pas toi. C'est sans doute toi qui roupille là.

    http://andy-verol.blogg.org

  • En effet pas évident de rester soi-même face au clavier.
    La tentation est forte de pousser le charme jusqu'a l'absolu irréel, pas grave se dit-on, tant que l'autre y croit et que je commence à y croire moi-même.
    Il est aprés si facile de bloquer d'un seul clic quand la magie n'opère plus.

  • Très juste comme observation... mais dans ce cas, passés les premiers mois de découverte relationnelle, si tout va toujours bien, est-ce parce que le leurre de soi oeuvre toujours ou parce que notre regard sur l'autre a changé sans que nous en ayons conscience ??
    A-t-on appris à aimer certains aspects de l'autre ou a-t-on personnellement un peu changé aussi ? Finalement, je crois que chaque relation nous apporte un nouveau trait de caractère, une nouvelle vision de la vie, et c'est lorsque l'on reconnaît cette vision chez une nouvelle personne que l'on s'attache encore... Ensuite, le tout doit être de s'y conformer, de se montrer tel que l'on est, quitte, comme tu le dis, à freiner certains débuts de relation... Ne resteront que les meilleurs...

  • Très bon commentaire de astral light soul, je me pose les mêmes questions.

  • Dans l'acception du fait que le blog soit un outil de concrétisation du soi fantasmé... Je m'y vois quant à moi plus que naturelle. Mais plus que naturelle ne signifie-t'il pas déjà trafiquée ?

  • Même si l'on ne freine que lorsqu'on a déjà accéléré...
    Certes l'interaction est indéniable mais jusqu'où ? Oscar Wilde disait "Être un couple, c'est ne faire qu'un, mais lequel ?" Flippant... A méditer.

  • Je ne sais que dire devant tant de... je ne sais quoi... Trop elliptique ou trop métaphysique, je ne sais pas...

  • Concernant Andy Verol ce n'est qu'un texte qu'il a publié sur son propre blog, il s'agit d'un fragment (puisqu'il est répété un bon nombre de fois sur son site)... Pas de quoi y voir un rapport avec l'article, mais juste de la pub (à mon avis). ;)

  • oui je suis allée visiter son blog mais il est resté étrangement hermétique à mon petit esprit... cela dit, contrairement à son précédent commentaire, je trouvais ici qu'il y avait un certain rapport avec ma note... quoique lointain ;-)

  • C'est une bauge de beaufs ici ok... Soit.

  • Probablement pour cela que tu reviens si souvent.

  • Je suis attentif aux blogs où je suis passé...

  • L'attention est une qualité, le mépris d'un public qui n'adhère pas n'est en rien artistique.

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