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  • Les matches ooohhh...

    On les veut :

    • assumés dans leur féminité (sensibles...),
    • participatifs (du calme Ségo, je parle de tâches ménagères),
    • intuitifs pour comprendre tout se qu'on ne dit pas et décoder qu'on ne dit que l'inverse de ce qu'on pense,
    • coquets (hydratés, tondus stratégiquement...),

    56cfc82aae1601b2ba9a0e59d2235375.jpgMais quand :

    • ils se regardent dans la glace en faisant des moues de mannequin les jours où ils se trouvent beaux,
    • ils contractent les muscles face au miroir convaincus que les 4 pompes de la veille leur ont fait gagner en masse musculaire,
    • ils nous tiennent par la main dans la rue et toisent de la façon la plus suffisante qui soit le gars d'en face qui mate et à qui ils disent en un seul regard - le fameux regard du coq - "et ouais, toquard, c'est MA femme alors baisse les yeux",
    • ils retrouvent un bon pote, qu'ils se claquent bruyamment les mains et qu'ils se donnent l'accolade voire juste un coup de pec',
    • ils tapent, avec ce même pote, des poses de beaux gosses et se regardent d'un air entendu quand passe une jolie gazelle puis se mettent à rire toutes dents dehors à la première grasseté prononcée,
    • ils sont énervés et crispent la mâchoire,
    • ils se mettent torse nu pour bricoler, sachant que pour eux le mots "bricolage" signifie assembler les meubles en kit,
    • ils resserre les vis après vous parce que vous avez de toutes petites mains fragiles,
    • ils vous tapent une crise à cause du gars avec qui vous avez rendez-vous toutes les semaines (Docteur Mamour de Grey's anatomy),
    • ils regardent telle ou telle compétition sportive en mangeant des pizzas, en buvant de la bière et en poussant des oohhh à chaque point raté et des aaahhh à chaque point marqué,

    ... qu'est-ce qu'ils sont sexys nos hommes !

  • Habillages

    Quand on est fauchée en période de soldes.

    Quand on ne se sent absolument pas motivée pour affronter des foules compactes parmi lesquelles le slalom est un art qu'il faut impérativement maîtriser.

    Quand on a pas la patience pour batailler avec des harpies prêtes à s'entretuer pour 3 malheureux bouts de chiffons dont pourtant aucune d'entre nous n'a voulu durant toute la saison.

    Quand on manque de courage pour poireauter des heures devant les cabines d'essayage avant de re-poireauter des plombes en caisse.

    Et ben quand tout ça réuni, on ne shoppingue pas. On utilise d'habiles subterfuges. On relooke par procuration. Bref, on change la couleur de son habillage de blog grâce aux multiples interfaces gracieusement offertes par HautetFort.

    ...

    N'empêche, je m'achèterais bien des nouvelles saussures...

    chaussures.jpg
  • Bar à cas...

    - Pour ces messieurs-dames, ce sera ?
    - Un kir pour moi, s'il vous plaît.
    - Et un demi pour moi, merci.74a20d08a1cafd7ee9e0c0788d68d425.jpg

    Cigarette, cacahuètes... et les verres déjà, chouette !

    - Qu'est-ce que j'aimerais gagner au Loto quand même... Soupir.

     - A qui le dis-tu ! Re-soupir.

     - Roohlala, mais si je gagnais, je ferais des trucs de fou ! Du genre : arrêter de travailler ! Le rêve... Bon je commencerais par donner de l'argent à ma famille, normal. Mais un truc sûr, c'est qu'à part eux, personne ne serait au courant. Trop d'amis tue les amis. Non, trop d'amis et je les tue. Non c'est toujours pas ça. Trop d'amis, ça me tue. Non plus...

    - Prends un chewing-gum...

    - Oui enfin, tu vois ce que je veux dire. Bref, je m'achèterais un pur loft. Et peut-être un p'tit appart' à la montagne. Pas un chalet hein c'est prétentieux. Et puis peut-être aussi un petit pied-à-terre à la mer... J'arrêterais pas de voyager. Et pour une fois, je pourrais faire du shopping en toute sérénité. Après, je place, je vis sur les intérêts et j'écris mes bouquins. Peut-être même qu'à terme, j'ouvrirais une petite librairie bien stylée. Comme ça je crée de l'emploi - bah oui, je suis riche, je vais pas me lever tôt tous les jours, faut bien quelqu'un pour tenir la boutique -, et je vends moi-même mes bouquins. Et puis... Qu'est-ce que je pourrais faire d'autre ?... Et toi alors ?

    - Ben ya quand même deux hypothèses.

    - ...

    - Si tu gagnes, je t'épouse...

    - C'est trôôôôôôôp mignoooooooon !!!

    - Si c'est moi qui gagne en revanche, tu remballes tes affaires et tu te casses !

    - ...

    - Meuh non, tout pareil. Sauf que...

    - Quoi, quoi ?

    - Ben si on gagnait, je serais super étonné.

    - Pourquoi ?

    - Ben parce qu'on oublie tout le temps de jouer.

    CQFD : 100 % des gagnants ont tenté leur chance. 

  • Télé visions

    Ce soir sur France 5, le documentaire Lundi Histoire intitulé La révolution au féminin traçait les portraits de quatre femmes qui se sont, en leurs temps, engagées dans des luttes révolutionnaires : Olympe de Gouges, Louise Michel, Rosa Luxemburg et Dolorès Ibárruri.

    c2dd1b8a11cf3c0a03ec02656e83f34d.jpgN'ayant pas prémédité de flemmarder dans mon canapé, je n'avais pas consulté ma Bib'TV et suis naturellement arrivée la bataille quasi achevée. Toutes mes confuses donc à Olympe et Louise dont je rechercherai les hauts faits sur Wikipédia ainsi qu'à Rosa dont je sais seulement qu'elle a fini une balle dans la nuque avant d'être jetée dans un canal. J'ai en revanche pu me glisser l'espace de quelques minutes dans le peau de La Pasionaria, ardente meneuse espagnole de la cause anti-fasciste dont le célèbre slogan "¡No pasarán!" résonne jusqu'à nos jours (pour en savoir plus sur la guerre civile d'Espagne, je vous recommande le magnifique film de Ken Loach Land and Freedom).

    Tout ça pour dire. Loin de moi l'idée de rentrer dans des considérations hautement féministes selon lesquelles les femmes sont plus courageuses blablabla piapiapia. J'ai seulement vu un reportage sur de grandes femmes et étant moi-même à classer dans le genre féminin, je m'identifie tout naturellement. A le femme j'entends, pas à l'héroïne.

    Et c'est à cet instant précis de l'identification que la crise de conscience a commencé. Car outre le fait que j'ai sans cesse la sensation, mmhhh jolie allitération, Racine remballe tes serpents (Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? - Racine - Andromaque - Acte V)... pardon je digresse... Je disais donc : outre le fait que j'ai le sentiment que l'Histoire, la vraie, la grande, s'est entièrement déroulée avant moi, j'ai la sensation diffuse que les ersatz contemporains, les miettes contingentes du grand livre universel se dérobent sous mes pas sans que jamais je n'y prenne part activement.

    Ce soir, devant ma télévision, j'ai réalisé que je n'étais qu'une spectatrice. On appelle ça la maïeutique cathodique. Comme quoi, la télévision, ça rend intelligent :o)

  • "Je" de piste

    Parce que nouvelle sur Hautetfort et indulgente à l'égard des nouveaux lecteurs qui n'auront pas le courage de rechercher et lire les archives de mon ancien blog, je vais rééditer certains posts de feu Le démon des mots histoire de faire un brin connaissance :cactus.jpg

    Le visage du démon #1

    Toutes mes confuses, je ne me suis pas présentée... Mais pour ne pas déroger à mon principe premier, je vais rétablir la forme avec les mots que mon amie d'enfance m'a dédiés il y a déjà quelques années. Merci belle plume. Et pour les amateurs du genre, rendez-vous de manière hebdomadaire pour découvrir les différentes facettes du démon.

    Ô ma Vénéneuse,

    Capiteuse comme le parfum qui court pour te suivre,

    Tes mains sont des fleuves qui enivrent,

    Enveniment la peau que tu touches,

    Et ta bouche, ô, ta bouche,

    Laisse d’indélébiles traces sur celles que tu mords,

    Hargneuse ! Tu déchiquettes, tu tords !

    Tu attrapes sans relâche dans tes subtils filets

    Et laisse se languir les hommes désespérés,

    Androphage au désarmant sourire.

    Sourire qu’arborent aussi ceux qui vont périr.

    Perdus les mâles qui par faiblesse

    Ont cru pouvoir jouir de la liesse

    Dans tes bras blancs, ouverts,

    Ils seront étouffés dans tes tentacules, aveuglés de lumière.

    Qui saura faire jaillir le suc de ta douceur ?

    Quand ces yeux pétillants deviendront bienveillance ?

    Poseras-tu les armes Amazone fougueuse ?

    Impassible, ténébreuse, te laisseras-tu vaincre?

    Toi, pierre majestueuse, seras-tu fleur mielleuse ?

    Claire A.

    Pour ceux qui auraient été effrayés par cette description, disons d'une femme de caractère, je tiens à préciser primo que je ne vais pas surgir de l'écran pour mordre, segundo que cette description date un peu - même si j'ai toujours le caractère - et tertio que j'ai fini par déposer les armes...