27.06.2007
Les matches ooohhh...
On les veut :
- assumés dans leur féminité (sensibles...),
- participatifs (du calme Ségo, je parle de tâches ménagères),
- intuitifs pour comprendre tout se qu'on ne dit pas et décoder qu'on ne dit que l'inverse de ce qu'on pense,
- coquets (hydratés, tondus stratégiquement...),
Mais quand :
- ils se regardent dans la glace en faisant des moues de mannequin les jours où ils se trouvent beaux,
- ils contractent les muscles face au miroir convaincus que les 4 pompes de la veille leur ont fait gagner en masse musculaire,
- ils nous tiennent par la main dans la rue et toisent de la façon la plus suffisante qui soit le gars d'en face qui mate et à qui ils disent en un seul regard - le fameux regard du coq - "et ouais, toquard, c'est MA femme alors baisse les yeux",
- ils retrouvent un bon pote, qu'ils se claquent bruyamment les mains et qu'ils se donnent l'accolade voire juste un coup de pec',
- ils tapent, avec ce même pote, des poses de beaux gosses et se regardent d'un air entendu quand passe une jolie gazelle puis se mettent à rire toutes dents dehors à la première grasseté prononcée,
- ils sont énervés et crispent la mâchoire,
- ils se mettent torse nu pour bricoler, sachant que pour eux le mots "bricolage" signifie assembler les meubles en kit,
- ils resserre les vis après vous parce que vous avez de toutes petites mains fragiles,
- ils vous tapent une crise à cause du gars avec qui vous avez rendez-vous toutes les semaines (Docteur Mamour de Grey's anatomy),
- ils regardent telle ou telle compétition sportive en mangeant des pizzas, en buvant de la bière et en poussant des oohhh à chaque point raté et des aaahhh à chaque point marqué,
... qu'est-ce qu'ils sont sexys nos hommes !
14:10 Publié dans Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, femme, écriture
Habillages
Quand on est fauchée en période de soldes.
Quand on ne se sent absolument pas motivée pour affronter des foules compactes parmi lesquelles le slalom est un art qu'il faut impérativement maîtriser.
Quand on a pas la patience pour batailler avec des harpies prêtes à s'entretuer pour 3 malheureux bouts de chiffons dont pourtant aucune d'entre nous n'a voulu durant toute la saison.
Quand on manque de courage pour poireauter des heures devant les cabines d'essayage avant de re-poireauter des plombes en caisse.
Et ben quand tout ça réuni, on ne shoppingue pas. On utilise d'habiles subterfuges. On relooke par procuration. Bref, on change la couleur de son habillage de blog grâce aux multiples interfaces gracieusement offertes par HautetFort.
...
N'empêche, je m'achèterais bien des nouvelles saussures...

10:20 Publié dans Actualités, Blog, Moi, Shopping | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, actualité, humour, blog
26.06.2007
Bar à cas...
- Pour ces messieurs-dames, ce sera ?
- Un kir pour moi, s'il vous plaît.
- Et un demi pour moi, merci.
Cigarette, cacahuètes... et les verres déjà, chouette !
- Qu'est-ce que j'aimerais gagner au Loto quand même... Soupir.
- A qui le dis-tu ! Re-soupir.
- Roohlala, mais si je gagnais, je ferais des trucs de fou ! Du genre : arrêter de travailler ! Le rêve... Bon je commencerais par donner de l'argent à ma famille, normal. Mais un truc sûr, c'est qu'à part eux, personne ne serait au courant. Trop d'amis tue les amis. Non, trop d'amis et je les tue. Non c'est toujours pas ça. Trop d'amis, ça me tue. Non plus...
- Prends un chewing-gum...
- Oui enfin, tu vois ce que je veux dire. Bref, je m'achèterais un pur loft. Et peut-être un p'tit appart' à la montagne. Pas un chalet hein c'est prétentieux. Et puis peut-être aussi un petit pied-à-terre à la mer... J'arrêterais pas de voyager. Et pour une fois, je pourrais faire du shopping en toute sérénité. Après, je place, je vis sur les intérêts et j'écris mes bouquins. Peut-être même qu'à terme, j'ouvrirais une petite librairie bien stylée. Comme ça je crée de l'emploi - bah oui, je suis riche, je vais pas me lever tôt tous les jours, faut bien quelqu'un pour tenir la boutique -, et je vends moi-même mes bouquins. Et puis... Qu'est-ce que je pourrais faire d'autre ?... Et toi alors ?
- Ben ya quand même deux hypothèses.
- ...
- Si tu gagnes, je t'épouse...
- C'est trôôôôôôôp mignoooooooon !!!
- Si c'est moi qui gagne en revanche, tu remballes tes affaires et tu te casses !
- ...
- Meuh non, tout pareil. Sauf que...
- Quoi, quoi ?
- Ben si on gagnait, je serais super étonné.
- Pourquoi ?
- Ben parce qu'on oublie tout le temps de jouer.
CQFD : 100 % des gagnants ont tenté leur chance.
14:12 Publié dans Loisirs, Moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, écriture, humour, de tout et de rien
Télé visions
Ce soir sur France 5, le documentaire Lundi Histoire intitulé La révolution au féminin traçait les portraits de quatre femmes qui se sont, en leurs temps, engagées dans des luttes révolutionnaires : Olympe de Gouges, Louise Michel, Rosa Luxemburg et Dolorès Ibárruri.
N'ayant pas prémédité de flemmarder dans mon canapé, je n'avais pas consulté ma Bib'TV et suis naturellement arrivée la bataille quasi achevée. Toutes mes confuses donc à Olympe et Louise dont je rechercherai les hauts faits sur Wikipédia ainsi qu'à Rosa dont je sais seulement qu'elle a fini une balle dans la nuque avant d'être jetée dans un canal. J'ai en revanche pu me glisser l'espace de quelques minutes dans le peau de La Pasionaria, ardente meneuse espagnole de la cause anti-fasciste dont le célèbre slogan "¡No pasarán!" résonne jusqu'à nos jours (pour en savoir plus sur la guerre civile d'Espagne, je vous recommande le magnifique film de Ken Loach Land and Freedom).
Tout ça pour dire. Loin de moi l'idée de rentrer dans des considérations hautement féministes selon lesquelles les femmes sont plus courageuses blablabla piapiapia. J'ai seulement vu un reportage sur de grandes femmes et étant moi-même à classer dans le genre féminin, je m'identifie tout naturellement. A le femme j'entends, pas à l'héroïne.
Et c'est à cet instant précis de l'identification que la crise de conscience a commencé. Car outre le fait que j'ai sans cesse la sensation, mmhhh jolie allitération, Racine remballe tes serpents (Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? - Racine - Andromaque - Acte V)... pardon je digresse... Je disais donc : outre le fait que j'ai le sentiment que l'Histoire, la vraie, la grande, s'est entièrement déroulée avant moi, j'ai la sensation diffuse que les ersatz contemporains, les miettes contingentes du grand livre universel se dérobent sous mes pas sans que jamais je n'y prenne part activement.
Ce soir, devant ma télévision, j'ai réalisé que je n'étais qu'une spectatrice. On appelle ça la maïeutique cathodique. Comme quoi, la télévision, ça rend intelligent :o)
00:10 Publié dans Culture, Télévision | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, femme, actualité, télévision
25.06.2007
"Je" de piste
Parce que nouvelle sur Hautetfort et indulgente à l'égard des nouveaux lecteurs qui n'auront pas le courage de rechercher et lire les archives de mon ancien blog, je vais rééditer certains posts de feu Le démon des mots histoire de faire un brin connaissance :
Le visage du démon #1
Toutes mes confuses, je ne me suis pas présentée... Mais pour ne pas déroger à mon principe premier, je vais rétablir la forme avec les mots que mon amie d'enfance m'a dédiés il y a déjà quelques années. Merci belle plume. Et pour les amateurs du genre, rendez-vous de manière hebdomadaire pour découvrir les différentes facettes du démon.
Ô ma Vénéneuse,
Capiteuse comme le parfum qui court pour te suivre,
Tes mains sont des fleuves qui enivrent,
Enveniment la peau que tu touches,
Et ta bouche, ô, ta bouche,
Laisse d’indélébiles traces sur celles que tu mords,
Hargneuse ! Tu déchiquettes, tu tords !
Tu attrapes sans relâche dans tes subtils filets
Et laisse se languir les hommes désespérés,
Androphage au désarmant sourire.
Sourire qu’arborent aussi ceux qui vont périr.
Perdus les mâles qui par faiblesse
Ont cru pouvoir jouir de la liesse
Dans tes bras blancs, ouverts,
Ils seront étouffés dans tes tentacules, aveuglés de lumière.
Qui saura faire jaillir le suc de ta douceur ?
Quand ces yeux pétillants deviendront bienveillance ?
Poseras-tu les armes Amazone fougueuse ?
Impassible, ténébreuse, te laisseras-tu vaincre?
Toi, pierre majestueuse, seras-tu fleur mielleuse ?
Claire A.
Pour ceux qui auraient été effrayés par cette description, disons d'une femme de caractère, je tiens à préciser primo que je ne vais pas surgir de l'écran pour mordre, segundo que cette description date un peu - même si j'ai toujours le caractère - et tertio que j'ai fini par déposer les armes...
13:20 Publié dans Citation, Moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, écriture, femme, poésie, création
23.06.2007
Je me dé-litt'
Alors même que l'origine de ce blog est de parler de bouquins, je me rends compte que s'enracine progressivement sur
ma table de chevet le même livre depuis une éternité. A ma décharge, j'ai déménagé (on va finir par le savoir) et je me suis fait arracher deux dents (pour ceux qui le souhaitent, mon historique dentaire pour le moins impressionnant est disponible sur mon ancien blog dans la catégorie Moi)... ce qui explique ma passagère procrastination.
Cela étant, avant que mon cerveau ne se liquéfie définitivement ou que vous désespériez d'obtenir une critique pour vous lancer ou non dans une éventuelle nouvelle lecture, voici un extrait du sempiternel donc Loin de Chandigarh de Tarun J Tejpal dans une acception très... choisie... :
La chambre baignait dans une semi-obscurité. Fizz avait jeté une serviette sur l'ampoule faiblarde. Assise sur le lit, adossée au mur, les jambes nues sous le large tee-shirt, image de moiteur dans les ombres noires.
Lorsque je m'étendis, elle ouvrit sa chair humide et m'en nourrit tout entier. Mon nez, ma bouche, mes doigts, ma souffrance. Le musc de son amour submergea mes sens, ma vie dans son intégralité se résuma aussitôt à un seul mot. Fizz.
Reportant tout le reste à plus tard, je cherchai la lisière de sa toison et me frayai un chemin sur ses pistes odorantes. Puis, ayant trouvé son noyau brûlant et m'y étant abreuvé, je le délaissai et vagabondai sur son corps, pour revenir ensuite, en cercles concentriques, chercher ma pitance.
Nous escaladâmes et dévalâmes des sommets. Arpentant d'anciennes voies d'un pas nouveau. Explorant de nouvelles voies d'un pas rodé. Dans ces instants-là, nous étions l'oeuvre de peintres surréalistes. Telle parite du corps se joignait à telle autre, au petit bonheur. Il en résultait un chef-d'oeuvre. Orteils et langue. Mamelon et pénis. Doigt et bourgeon. Aisselle et bouche. Nez et clitoris. Clavicule et fessier. Mons Veneris et phallus indica.
Le Dernier Tango des labia minora. 1987, Vasant Kunj. D'après Salvador Dali.
Dessinateurs : Fizzetmoi.
Fizz hurlait en silence - dents serrées, bouche ouverte. Seuls ceux qui ont vu une femme pousser un cri muet dans l'orgasme savent à quel point il est assourdissant. Le sien déchirait la chambre et déchaînait ma frénésie.
De temps à autre, elle atteignait des sommets si hauts que, l'ayant perdue de vue, je devais attendre qu'elle redescende pour renouer le contact.
Parfois, elle revenait impatiente de repartir à l'assaut d'un autre pic. Parfois, elle revenait affaiblie et je devais la préparer à nouveau. Je tentais de la suivre, de rester à sa hauteur, mais ce n'était pas toujours possible. Il n'y a pas de doute : dans le sexe, les hommes stationnent au camp de base. Ils peuvent jouir des nombreux plaisirs de la moyenne montagne, mais les sommets vertigineux leur sont refusés. Il leur manque le souffle, l'imagination, l'abandon, l'anatomie. Leur tâche consiste à préparer les vrais grimpeurs : les femmes, les artistes des hautes cimes. Ces chamois capables de sauter d'arête en arête, de sommet en sommet, jusqu'à la vastitude de l'éternité.
Depuis des millénaires, les hommes luttent contre cette certitude. Ils connaissent l'existence des altitudes inaccessibles. Il n'est pas facile d'être inférieur.
Il n'est pas facile pour un sanglier de vivre parmi les gazelles.
Les hommes rusés attendent et jouissent par procuration. Ils inventent pornographie et plaisirs de substitution. Ils encouragent les alpinistes, les admirent de loin, et en tirent du bonheur.
Les hommes stupident mettent les chamois aux fers. Ils serrent les rangs, inventent la religion, la moralité, les lois, érigent des palissades et interdisent les montagnes. Nul n'ira où ils ne peuvent aller. Les hauteurs sont perdues à jamais.
Au delà de l'érotisme, de l'extrême sensualité qui se dégage de ce texte, je trouve que l'écriture transpire non pas la concupiscence mais la lucidité, l'humilité et surtout l'amour vrai de la femme. Rien d'étonnant après tout puisque l'auteur vient de ce pays lointain que j'aimerais découvrir un jour et qui a su ériger l'amour au rang de philosophie dans son oeuvre majeure : le Kâmasûtra.
11:10 Publié dans Culture, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, littérature, roman, livre
22.06.2007
Les Bobos Marley
S'il est une discipline où mes goûts sont pour le moins éclectiques, celle-ci est à n'en pas douter la musique. Mais alors
qu'on peut me qualifier de fétichiste concernant les livres, je n'ai en revanche jamais été une véritable mélomane. La musique, j'aime, un point c'est tout. Bien loin de moi donc les fan attitudes et les recherches frénétiques pour compulser tous les ouvrages m'en apprenant un peu plus sur l'histoire de tel ou tel mouvement musical.
Parmi les différents courants qui ont donc mes faveurs, j'apprécie particulièrement et depuis bien longtemps le reggae. Après les cassettes il y a longtemps et les cd plus récemment, j'ai, lundi 18, franchi un nouveau cap : le live avec, excusez du peu, Monsieur Sizzla à l'Elysée Montmartre.
Quelle ne fut pas ma surprise !
Moi pauvre profane, moi ridicule Béotienne qui pensait me plonger dans un milieu 100 % roots, j'ai découvert que définitivement, tous les milieux été "infestés". Les Bobos Marley étaient partout. Des djeun's cent pour cent stylés qui faisaient les troncs quand la musique était du reggae originel et qui presque pogotaient quand explosait la dance-hall... Tout se perd...
Pourquoi la nouvelle génération se sent-elle toujours obligée d'une façon ou d'une autre de vous faire sentir que vous n'êtes plus tout à fait dans le coup ? Salauds de jeunes va :o)
15:46 Publié dans Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, musique, spectacle, culture
Tel épris qui croyait se pendre...
Ah ça pour le coup, on peut dire que Socrate était un génie (sans blague...) ! En réfléchissant un peu, j'ai pu appliquer pour une seule et même situation, deux de ses illustres préceptes : "connais-toi, toi même" et "tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien".
Après un déménagement chargé - en cartons et en émotions puisque j'ai passé le cap de la vie commune - et donc une résiliation et une réouverture de ligne téléphonique, j'ai, il y a deux jours et après deux semaines et demies sans internet, enfin récupéré mon indispensable connexion. Sauf que. Le "enfin" et le "indispensable", c'était avant.
Et oui, moi qui me soupçonnais totalement addict en passe de devenir geek et qui ne pouvais envisager de me séparer de cet outil indispensable sans lequel la vie est impossible - oui ça se saurait si l'humanité pouvait survivre sans internet -, et bien voilà que je mets deux jours à bloguer timidement. Et encore, du bureau ! Exit les longues soirées de scotchage (enfin pour l'instant...). I'm free !
13:45 Publié dans Blog, Moi, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, blog, internet
18.06.2007
Ca déménage !
12:15 Publié dans Moi, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, littérature, mots, internet, blog




