06.11.2009

Lord of the Rhin

Il était un pays, en Terre du Nord Est de la France, qu'on appelait l'Alsace. Dans cette contrée, en un point précis situé entre Colmar et Mulhouse, les habitants aimaient tellement se divertir qu'on les surnommait les Hobbies. Les Hobbies ne pouvaient pas Sacquet ceux qui n'aimaient pas jouer (les pas drôles le Sauron) et leur amusement préféré était de conduire de vrais bolides ; c'est pourquoi ils avaient bâti le plus grand circuit de vitesse de leur région (pas moins de 3 kilomètres au coeur d'une forêt verdoyante) où l'on pouvait foncer sans craindre de tomber dans un Cul-de-Sac. On disait des Hobbies et de leur circuit qu'ils constituaient la Communauté de l'Anneau du Rhin.

Les Hobbies étant d'un naturel généreux, ils permettaient aux Hommes, aux Nains ou à toute autre espèce en mesure de conduire de profiter de leur fantastique installation. Ainsi, tout un chacun pouvait vivre ou offrir une expérience inoubliable à bord de supercars, de GT ou de monoplace. Il existait des stages de pilotage et baptêmes de circuit à bord de supercars (Ferrari, Lamborghini, Porsche, Lotus, Corvette...), des stages de pilotage en monoplace (formules Renault et Ford), des cours de pilotage individuels et stages de sensibilisation à la sécurité routière ainsi que des formules "combinées" (duos, trios, multivolants).

Même s'ils n'obéissaient pas au même calendrier que nous, les Hobbies n'en avaient pas moins intégré les règles élémentaires du marketing. C'est pourquoi, se rappelant pertinemment que nos fêtes de Noël approchaient, ils ne manquaient pas d'ériger leur offre comme une bonne idée cadeau pour un homme comme pour une femme (car les Hobbies ne sont pas sexistes). Ils insistaient également sur le fait que pour les indécis, ils avaient mis en place un système de passeport cadeau permettant au bénéficiaire de choisir le stage de pilotage de son choix.

Et pour finir - car les Hobbies étaient avant tout des gens prudents -, ils soulignaient qu'en dehors de leur circuit, les vitesses, même à bord d'un puissant bolide, étaient limitées... Le contrevenant risquant au moins une amende, au pire une transformation du Seigneur en saigneur des anneaux.

Ndlr - Comme tout un chacun l'aura compris, il s'agit ici d'un détournement de la célébrissime oeuvre de J.R.R Tolkien. Inutile donc de chercher à rencontrer les Hobbies qui n'existent pas. En revanche, le circuit de l'Anneau du Rhin, les stages et le passeport cadeau sont une réalité. Inutile donc de commencer à s'arracher les cheveux pour trouver des idées cadeaux de Noël pour la famille, chéri/e ou les copains/copines. L'idée cadeau, c'est l'Anneau !

www.anneau-du-rhin.com

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Kiki de Montparnasse de Catel & Bocquet

kiki.jpgEditions Casterman - 374 pages

Scénario : José-Louis Bocquet - Dessin : Catel

Quatrième de couv' : Jamais Kiki ne fera la même chose trois jours d'affilée, jamais, jamais, jamais !

Présentation : Dans le Montparnasse de bohème et de génie des années 1920, Kiki réussit à s'extraire de la misère pour devenir l'une des figures les plus charismatiques de l'avant-garde de l'entre-deux-guerres. Compagne de Man Ray auquel elle inspirera ses photos les plus mythiques, elle sera immortalisée par Kisling, Foujita, Per Krohg, Calder, Utrillo ou Léger. Mais si Kiki est la muse d'une génération qui cherche à évacuer la gueule de bois de la Grande Guerre, elle est avant tout une des premières femmes émancipées de ce siècle. Au-delà de la liberté sexuelle et sentimentale qu'elle s'accorde, Kiki s'impose par une liberté de ton, de parole et de pensée qui ne relève d'aucune école autre que celle de la vie...

Grandeur et décadence de LA muse des années folles. En effet, de son vrai nom Alice Ernestine Prin, Kiki, tour à tour chanteuse, danseuse, gérante de cabaret, peintre et actrice de cinéma, fut surtout l'égérie et l'amante des plus grands artistes de l'époque (Soutine, Modigliani, Picasso, Cocteau, Breton, Eluard...) qu'elle réunit dans son giron, passant ainsi de la petite bâtarde miséreuse provinciale à la Reine de Montparnasse... Avant de mourir seule, décatie, ravagée par la drogue et l'alcool (une fin aussi abrupte que la façon dont elle est traitée dans l'ouvrage : seulement 10 pages sur presque 400 !).

Bien plus qu'un grand destin retracé, ce livre est également un premier pas dans l'histoire de l'art de cette époque. Entre Dadaïstes et Surréalistes, les noms célèbres défilent mais il faudra, pour en savoir davantage, se reporter aux biographies de fin d'ouvrage ou à d'autres sources puisqu'ici, les maîtres ne sont pas appréhendés dans leur être, leur profondeur ou leur art, mais uniquement dans leur rapport, parfois furtif, d'avec Kiki.

Mais ce livre est avant tout le cri d'une femme. Le cri d'une femme qui veut exister dans une époque qui le lui interdit. Le cri d'une femme qui doit se vendre pour survivre. Le cri d'une femme qui jusqu'au bout, même abandonnée, ne de départira jamais de sa gouaille.

Seule erreur à mon avis, celle de traiter l'ouvrage en noir et blanc. L'on peut en effet s'interroger sur ce choix de la forme alors que le fond nous parle de photo, de peinture.

Au final, ça se lit bien mais ce n'est pas un incontournable. Disons que c'est une bonne ébauche pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur cette époque. Artistique or not.

05.11.2009

Roé, un bon !

Oui. Oui nous allons parler de musique. Oui nous allons parler en particulier de chanson française. Mais non, il ne s'agit pas de Nino Ferrer. Auquel cas, j'aurais orthographié mon intitulé d'avec les onomatopées du titre original. Non, à l'ordre du jour : Roé.

Roé

Contrairement à ce que l'on pourrait penser en ne connaissant pas l'artiste au regard de la pochette ou du titre de son nouvel album (Madame) sorti le 12 octobre dernier, Roé n'est pas une chanteuse mais bien un interprète. Enfin, interprète, cela semble un peu réducteur si l'on considère qu'en plus de la chansonnette qu'il pousse avec succès depuis 1990 (Soledad), Roé collabore avec de nombreux artistes (David Gilmour de Pink Floyd, Iggy Pop, Charlelie Couture, Laurent Voulzy, Stéphane Eicher, Mory Kante...), compose pour le cinéma, la danse contemporaine ou le spectacle de rue, est programmateur musical pour Sud Radio, animateur sur Radio Latina, a créé le premier festival de la Rumba à Beaucaire, dirige le festival de la guitare de Bellegarde et a fondé Les Toros, association culturelle qui a pour but de créer des rencontres entre artistes de toutes cultures et de toutes disciplines (MC Solaar, Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Khaled, Bernard Lavilliers, Keziah Jones, Manu Dibango, Manu Katché...).

Mais c'est bien le chanteur-compositeur de sa voix pour sa pomme qui nous intéresse présentement. Madame donc nous parle d'amour fou au travers de quatorze intemporelles déclarations aussi diverses que le sont nos histoires : des ballades en clair-obscur (Sous les draps, Ultima), un registre pop hispanisant et flamboyant (Carmen, Un baiser, Bomba, J'aime regarder Madame), des valses lentes et obsédantes (Encore !, Squaw boussole, Combient est-il ?), des accents nougaresques (Sale attente), du swing manouche (A Nîmes)... Autant de voyages musicaux, à fleur de peau, parfois drôles, toujours nuancés, qui nous entraînent dans les régions les plus convoitées... Celles du coeur.

Cette ode à la femme est disponible en pré-écoute sur Fnac, iTunes et MySpace et le premier single Un Baiser, dont le clip va à l'encontre de la paranoïa ambiante autour de la grippe A, ici-même :

Pour en savoir plus sur l'artiste : roemusic.

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La théorie du complot #2

Je suis persuadée qu'EDF et les constructeurs de chauffages électriques ont un accord pour nous palper un maximum de fric.

Sinon, comment expliquer l'existence, sur ces modèles de chauffage, d'une position "confort" et d'une position "économie". Cette nuance serait complètement superfétatoire s'il n'y avait pas une entente secrète pour nous spolier puisqu'évidemment, tout un chacun placerait le curseur sur la position "éco". Or la nuance, bien qu'inutile comme démontré, existe. C'est donc bien la preuve de l'entourloupe : mettre sur "éco" coûte en réalité plus cher !

A moins que ce soit un truc pour que les nantis puissent se masturber mentalement en se disant "mouahahah, yanapété que ma facture gonfle inutilement, je suis RICHE !".

02.11.2009

La mise à mort du travail*

Il paraît que le travail, c'est la santé. Moi je dis, c'est les vacances. La preuve ? Avez-vous déjà vu un médecin vous prescrire une convalescence en entreprise ? Moi non plus, CQFD. Et les toubibs ne sont pas les seuls à l'avoir bien compris.

Jusqu'au 13 novembre, en partenariat avec Go Voyages, les mutuelles UMC (pas moins de 24 mutuelles partenaires) organisent un grand jeu concours avec 5 séjours de rêve pour deux en Tunisie dans un hôtel Spa 4* à la clé. Pour participer à UMC le jeu et tenter de gagner un petit voyage pour se requinquer, il suffit de se rendre sur le site www.umclejeu.fr, de s'inscrire et de se laisser guider pour découvrir quel contrat UMC correspond le mieux à son cas personnel. Et pour doubler ses probabilités de victoire, il suffit de se rendre sur la tournée du bus UMC et de récupérer un code.

Bon, mais tout ça, c'est un peu la santé par la chance. Or, la meilleure chose reste quand même la santé par la prévoyance. C'est pourquoi, les Mutuelles UMC proposent avant toute chose une large gamme de complémentaires sur-mesure, adaptées aux spécificités de chacun. Pour toi qui est un peu vieux par exemple, tu prendras Tempeo pour "vivre ton âge". Toi qui as lamentablement merdé avec ton moyen de contraception (ah non ? tu t'es reproduit volontairement ? ... tu es masochiste ?), tu prendras Kideo, "l'assurance tranquillité pour tes enfants". Toi qui comme moi subit la crise de plein fouet, tu demande une formule économique à partir de 9,10 €. Je te donne pas tous les exemples, tu as compris le principe : cet astucieux système de packs complémentaires, qui s'ajoutent à ta garantie de base, te permet de construire l'exact produit dont tu as besoin et surtout à des tarifs très concurrentiels. C'est tout facile, c'est vachement simple grâce à l'aide à la tarification et aux devis.

Bon, je répète une dernière fois au cas où tu aurais pas tout compris : pour tenter de gagner des super holidays et trouver le contrat qui te colle à la peau, tu vas sur www.umclejeu.fr et pour avoir plein de détails sur les contrats UMC et souscrire, tu vas sur www.mutuelles-umc.fr. Et surtout, pour rester en bonne santé : GLANDE !

PS : Gentil Monsieur des Assédic, tout ceci est de l'humour, je cherche activement du travail :)

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22.10.2009

La théorie du complot #1

Je suis persuadée que les "travailleurs" qui s'escriment depuis dix-huit mois (!) à construire un immeuble de cinq étages en face de chez moi font exprès de ne jouer de la scie, du marteau et que sais-je encore qu'entre 7h45 et 9H.

12.10.2009

Chronique street #1

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Pur ne pas se piquer le dessus (et non le dessus !) des pieds, faire attention ù l'on marche. U alors, uille uille uille !

05.10.2009

Le Chat du Rabbin de Joann Sfar

Editions Dargaud

Tome 1 : La Bar-Mitsva, préface de Eliette Abécassis

Tome 2 : Le Malka des Lions, préface de Fellag

Tome 3 : L'Exode, préface de Georges Moustaki

Tome 4 : Le Paradis terrestre, préface de Jean "Moebius" Giraud

Tome 5 : Jérusalem d'Afrique, préface de Philippe Val

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Présentation de l'éditeur : Pendant félin de Socrate le demi-chien, le Chat du Rabbin essaye de répondre à une question fondamentale : peut-on apprendre la torah à un chat, fut il doué de parole ? La réponse est une fable savoureuse, d'une intelligence rare qui réjouira les amateurs d'Orient, de jolies femmes et de métaphysique. Sfar, qui est né lui-même dans une famille juive, met en scène une communauté juive du début du XXe siècle, à Alger. Dans un décor luxuriant de tissus, carrelages et tapis orientaux, il plante un héros qui semble sorti d'une poubelle : un chat écorché, anguleux, l'air d'avoir avalé un sac de clous - hilarant. Têtu comme une bourrique et pas toujours avenant (bien que capable de tendresses renversantes), il a aussi avalé ce qui se fait de mieux en matière de raisonnement vicelard, thèse, antithèse, etc. Le résultat est une sorte de conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie.

Quand on commence par le vrai commencement que d'aucuns zappent souvent, l'on espère que la suite sera aussi délectable que les excellentes préfaces.

C'est le cas.

D'ailleurs, cette savoureuse aventure philosophique aux brillantes digressions théologiques est une telle réussite que le film d'animation devrait sortir très prochainement. Prêteront leux voix aux personnages hauts en couleurs François Morel (le chat), Maurice Bénichou (le rabbin), Hafsia Herzi (Zlabya) ainsi que Jean-Pierre Kalfon ou encore Marguerite Abouët (auteur d'Aya de Yopougon dont le tome 5, c'est à noter, est à paraître le 5 novembre et l'adaptation cinématographique est dans le pipe).

C'est pédagogique, c'est farfelu, c'est profond... Bref, c'est drôlement génial, génialement drôle et les dessins sont fantastiques.

01.10.2009

Data Vibe

A tous les fondus de télé-réalité musicale nostalgiques de feue la Star Academy ou impatients de la prochaine Nouvelle Star, vivez votre deuil ou prenez votre mal en patience avec la deuxième saison de Support Me. Cette série, produite par la web tv créée en 2008 Konbini, est consacrée a des personnalités - perso, moi, je les connais pas... - diverses.

La précédente saison était dédiée au skateboarder professionnel David Mertelleu. Rien à voir donc avec un quelconque substitut de Nouvelle Pop Star Academy.

Certes.

Sauf que.

Le second volet de cette web série se focalise sur Data.

AH AH ! comme dirait Emilie, la grande gagnante de l'histoire secrète que tout le monde a regardé en loucedé.

Donc pour tous ceux qui comme moi ne saurait rien de ce Data, il s'agit d'un jeune dj/producteur électro parisien très buzzé, en pleine ascension, qui a été suivi quotidiennement pendant plus d'un an dans sa tournée internationale, ses lives, ses meetings presse, ses déjeuners parentaux, ses plans galères, ses chambres d'hôtels, ses moments de solitude, le lancement de son premier album Skywriter dont le titre phare semble être One in a million, etc. Au final, ça donne un documentaire en dix épisodes où l'on découvre la vie d'un artiste, un gens tout à fait normal en dehors de la scène qui fait plein de vannes et de mauvais esprit, sans langue de bois.

Bref, c'est croustillant comme le promet ce teaser.

konbini

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30.09.2009

J'étais l'origine du monde de Christine Orban

Editions Albin Michel - 138 pagesorban.jpg

Quatrième de couv' : "Que pouvait-il me demander de plus ? L'inimaginable, il l'a pourtant imaginé. Il ne m'a pas dit : 'Je veux peindre ton sexe, les jambes ouvertes.' Non, ce fut dit différemment. Mais dit. Comment a-t-il osé ? Comment ai-je pu accepter ?" En 1866, Gustave Courbet peignait "L'origine du monde", oeuvre sulfureuse et teintée de mystère, longtemps tenue à l'abri des regards indiscrets. Christine Orban fait revivre sous sa plume Joanna Hifferman, modèle imaginaire de ce tableau unique, fruit d'une démarche artistique poussée à l'extrême et de la folie amoureuse d'un homme. Après avoir livré son corps, c'est le trouble d'un choix que la femme vient exposer crûment. Que sont la honte et la pudeur face au génie ?

En novembre 2006, le voisinage de la Galerie Helenbek de Nice a fait interdire l'exposition en vitrine d'un tableau hommage à Gustave Courbet, représentant un sexe féminin. Les assauts de pudeur de la population niçoise face à cette oeuvre ont bien démontré que le temps, dont on dit qu'il efface les blessures, n'agit pas de même avec la pruderie, la pudibonderie des âmes puritaines. Je conseille vivement à ces retardataires d'un bon siècle dont l'esprit est le plus mal placé, tout autant qu'aux autres, la lecture de ce magnifique livre qui dépeint une fiction que je me plais à imaginer vraie, en véritable amoureuse de la passion et non de la pornographie.Le démon des mots Charlotte Sapin

Extraits :

La nuit tombait, je me suis éloignée de quelques pas vers la mer plate des fins de journée, un vent léger jouait avec ma robe et mes cheveux. Gustave m'a suivie et il est resté à mes côtés à regarder l'horizon comme moi. Après un long silence, il m'a dit : "Je vais vous aimer." Et il est reparti près du feu.
L'Origine de monde est-elle née, dans son esprit, ce soir-là ?

Il m'a laissée seule avec ces mots ; à moi de décider l'usage que je voulais en faire. A moi de savoir si je voulais être aimée par lui ou pas.

L'amour m'effraie. On monte très haut dans le ciel et on n'est jamais sûr de rien, juste de la chute. J'avais donné ma candeur, mes rêves à un homme qui n'en avait rien fait. Je pensais être guérie, et pourtant les paroles de Gustave m'ont troublée. Cette simple promesse d'amour dénotait une singulière connaissance de soi et de son propre génie.
Je pensai que seul Dieu, en nous plaçant ce soir-là sur une plage, l'un en face de l'autre, savait la suite de l'histoire : j'étais naïve. Courbet avait choisi sa proie. Il n'était pas près de la lâcher. Il avait trouvé le modèle dont il rêvait pour faire reculer les bornes de son art. L'évidence pour cet homme rustre et profond n'était pour moi encore qu'un motif d'étourdissement.

...

Dans l'intimité de l'amour, cette vérité fugace, je peux montrer, donner beaucoup de moi, mais aucun homme ne m'avait demandé encore d'être la figure peinte, le symbole désigné et fixé à jamais de cet abandon.

L'amour charnel c'est un souffle de vie sans postérité.

J'étais prête à offrir mes jambes ouvertes sur un sofa à Gustave, pas à Courbet.