05.05.2008

Concours : qui dit mieux ?

2136102828.jpgLes Copainsdavant* et autres Facebook* permettent de retrouver de nombreuses connaissances. Parfois c'est une bonne chose. D'autres fois non. Mais comme aujourd'hui j'ai décidé que nul fiel ne sortirait de ma bouche et que par ailleurs il est important de se brosser l'égo, je voudrais parler des retrouvailles si ce n'est heureuses du moins flatteuses et, par cet intermédiaire, stimuler votre propre créativité.

Après donc quelque quinze années de séparation, v'là-t'y pas que je retombe inopinément sur J.C. J'arrête tout de suite les esprits les plus romanesques : nul messie en la matière, je ne fais que respecter les règles premières de la vie privée d'autrui. Ma rencontre avec J.C. remonte au CM2. Oui, je confirme, ça ne nous rajeunit pas. Comme J.C., il est comme moi il a la nostalgie du passé, qu'on s'est connu au temps jadis, qu'on faisait partie de la même bande en 4e/3e et que ma maman, elle m'achetait plein de chaussures dans la boutique de ses parents, J.C., il a voulu être sympa avec moi en racontant sur Copainsdavant une petite anecdote. Et J.C., avec le temps, il a su acquérir le sens de la formule. La preuve :

La réincarnation de Stendhal atomiquement fusionnée avec la très belle Carrie Bradshaw.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi ou qui n'arriveraient pas à faire le rapprochement, je confirme : cette parole d'évangile m'est adressée. Si tu préfères, c'est comme si tu ouvrais ton dictionnaire, que tu cherchais Charlotte Sapin* et que la définition soit celle-là.

Ton défi du jour, comme tu l'auras compris, est de surpasser les talents définitionnels de J.C. Chacun sa croix, moi, faut que je cherche du taf.

03.05.2008

Des instruments de musique pas chers qui peuvent rapporter gros

Dans la vie, tout est histoire de hiérarchie ; l'amour faisant partie de la vie, la pyramide s'y applique aussi. Ainsi, n'avons-nous pas tous vécu - je parle ici des béotiens de la portée (la grille où l'on inscrit les notes de musique, espèce de Grand Béotien) - au moins une fois ce pincement de jalousie face à un(e) rival(e) dégainant qui de sa composition jazzy au piano, qui de sa mélodie rock à la guitare et monopolisant instantanément l'attention de toutes les beaux/belles alentour, nous reléguant misérablement au bas de l'échelle ? D'aucun s'interrogeront sur le rapport entre la musique et l'amour... Et si d'un point de vue rationnel, je ne saurais l'expliquer, il s'avère néanmoins que c'est un fait ; les deux sont intimement liés. Pour accroître son potentiel de séduction, intégrer l'orphéon. CQFD.

Nous noterons deux points importants :

  • le coeur de cible de cette analyse est composé majoritairement de personnes du sexe féminin. Les filles deviennent aussi électriques que les guitares face à un musicien ; la conversion préconisée s'adresse donc essentiellement à la gent masculine,
  • le choix d'un instrument doit être judicieusement étudié au préalable. Les goûts ne sont certes pas à négliger mais la stratégie ne doit pas être en reste... Croyez-en une ancienne du Conservatoire d'Auxerre qui, malgré ses onze ans d'études de piano, n'a jamais vraiment pu faire sa maline en public, faute de travail sans doute, mais surtout de pouvoir transporter son instrument. Malgré le côté indéniablement excitant de la batterie, idem que le piano : intransportable. Mon duo gagnant sexy est dont la guitare, suivie du saxo.

Se mettre à la musique, donc. Les d'aucuns s'interrogeant précédemment argueront cette fois-ci que musique rime avec fric. Ce à quoi je répondrai : c'est pas faux. Mais - et c'est là que les d'aucuns penseront que je suis géniale dans le rôle de Miss Bons Plans - chez Total Music, le temple des instruments (1 200 m² - Paris - Châtelet), tout le monde peut bénéficier de 5 % de remise pour l'achat de tout instrument avant le 30 juin 2008 en utilisant le code totalmusic3. Sur ce site, le plus grand dédié à l'équipement musical en France, des vidéos de groupes en live, des vidéos de tests produits, des cours en live, un SAV vidéo (sans Omar et Fred*) et bien sûr, des instruments. Le temple quoi, comme vu ci-dessus.

Je dois néanmoins souligner le fait que malgré l'immense choix de guitares - électriques, Fender, Ibanez, folk, sèche... -, je ne peux que déplorer la sempiternelle discrimination dont mes semblables et moi faisons toujours les frais. Nulle Strat Hello Kitty, nulle Jade aux couleurs girly trendy... bref nulle originalité, que du classique pour nous les Gauchers. Mais on s'en fout, on se rabattra sur le saxo. A moins qu'on décide de réviser nos gammes du temps jadis en se prenant pour Jean-Michel Jarre*.

NB : je n'ai parlé d'amour que parce que la musique nous incite aux jolies choses mais je dois bien avouer qu'en matière mélomane, il s'agit moins de sentiments que de pulsions charnelles...

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02.05.2008

Comment séduire (et conclure) en 3 étapes

Seul le public majeur et averti est habilité à lire ce post mais n'ayant pas la capacité technique de vérifier qu'il en ira bien ainsi, je n'ai qu'une chose à dire : fais-toi plaiz' jeune padawan.

L'expression consacrée étant "jamais deux sans trois", après la visite guidée et les idées St-Valentin, je vais vous replonger dans l'univers de SexyAvenue, le site partenaire des moments hot proposant des services et produits érotiques branchés et ludiques pour s'épanouir sexuellement seul, à deux ou à plusieurs. Aujourd'hui, le but de l'annonceur est de m'extorquer les 3 conseils séduction pour une soirée intime réussie. Etant femme à brouiller les pistes des fois que je risquerais de trop me dévoiler, je vais donner trois fois trois conseils, histoire de m'adapter aux différentes cibles... Et qui sait, peut-être serai-je triplement rémunérée. Vous en doutez ? Oui, moi aussi, mais n'allons-nous pas parler de fantasmes ? Alors autant se mettre en condition !

Donc.

Primo : la tactique romantique (lui pour elle)

Bander délicatement les yeux de sa belle pour l'emmener by night dans un endroit romantique (exemple le Pont des Arts) et trinquer en amoureux dans un cadre idyllique. NDLR : prévoir la bouteille et les verres ; plan réservé aux heureux propriétaires d'une voiture sous peine d'infliger un moment de solitude à sa douce, affublé d'un loup avec "sexy" inscrit en gros dessus.

Après cette petite escapade, regagner ses pénates pour profiter à deux d'un bain chaud moussant tout en continuant à déguster un excellent vin, cette fois-ci accompagné de petits canapés savoureux. NDLR : éviter les aliments du type caviar qui laissent de disgracieux grains entre les dents ; ne pas trop boire ; plan réservé aux heureux propriétaires d'une grande baignoire.

Laisser courtoisement la demoiselle se sécher en s'esquivant rapidement de la salle de bains... et lui tracer un chemin de roses pour l'inciter à vous rejoindre. NDLR : aucune recommandation ou restriction donc pas la peine de râler.

Segundo : la stratégie harpie (elle pour lui)

Se faire une beauté et revêtir ses plus beaux atours. NDLR : la combinaison lingerie fine / bas / porte jarretelles, uniquement dissimulés sous un trench, est préconisée.

Débarquer à l'improviste chez son homme, en arborant une moue affectée du type "faut qu'on parle". Lui demander de s'asseoir. NDLR : être sûre de ne pas tomber sur le moment où monsieur reçoit sa maîtresse ; ne pas trop bien jouer la comédie de la boudeuse dès fois qu'il monte sur ses grands chevaux et sorte les vieux dossiers avant vous.

Se débrouiller pour attacher monsieur, jouer la carte du strip tease en arrachant son trench, se trémousser, masser, titiller, susurrer jusqu'à l'insoutenable et... lâcher le fauve.

Tertio : le dessein on se marre bien

Parce qu'il est dit que "femme (ou homme d'ailleurs) qui rit à moitié dans son lit"... et que les idées ne manquent pas. Combo pour totale crampe d'abdos : le déguisement limite ringard et le gadget qui déstabilise avant de s'atteler aux positions les plus improbables du Kamasutra.

Pour ceux qui ne seraient pas enthousiasmés outre mesure par mes suggestions ou qui manqueraient d'inspiration - quasi fatalité dès l'instant où le partenaire demande "quel est ton fantasme ?" -, SexyAvenue propose une rubrique Les 10 conseils de séduction pour entretenir la flamme et pimenter le quotidien.

Take pleasure !

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30.04.2008

Pensées pacotilles

Le chômage, c'est comme gagner au Loto* ou à l'Euromillions* : il ne faut le dire à personne sous peine d'être sempiternellement dérangé.999205200.jpg

L'adulte pense que l'adolescent ne veut pas écouter ses conseils parce qu'il préfère la rébellion à la raison. L'adolescent sait que l'adulte a souvent raison mais il préfère prendre le risque de regretter ce qu'il aura appris par lui-même.

Les brunes comptent pas pour des prunes. Je le sais, je suis récemment devenue brune.

Quand on me regarde signer, ma main se crispe et je fais un affreux gribouillage. Pourquoi ?

28.04.2008

Nature & écologie avec les Végétaliseurs

Ca sonne un peu comme Les Exterminateurs... mais pas du tout. Bien au contraire même. Qu'en est-il donc alors de ce nouveau gang sévissant sur la toile ?

Prenez une montagne de choses à observer (la nature), un tsunami de problèmes à régler (les petites et grosses catastrophes écologiques), ajoutez une tribu de petites fourmis prêtent à soulever six fois leurs poids (des passionnés de vert et d'environnement), mélangez avec un généreux mécène (Yves Rocher) et vous obtenez : Les Végétaliseurs, une communauté pour la défense de la nature, la valorisation du monde végétal et surtout le partage de tous les trucs & astuces de ceux qui voient et veulent voir toujours plus la vie en vert.

Enfin des interactions communautaires, si ce n'est utiles, du moins non futiles en ces temps d'urgence pour notre écosystème, unique si besoin était de le rappeler !

Pourquoi s'inscrire ? Pour discuter tout simplement. Pour s'informer ensuite des risques actuels et des initiatives. Pour contribuer surtout en partageant ses photos, ses vidéos, ses opinions, ses bons gestes... Et pour convaincre les plus joueurs : plus vous participez, plus vous gagnez de points vous permettant de gravir l'échelle des statuts (Graine de Végétaliseur, Végétaliseur en herbe, Brin de Végétaliseur, Végétaliseur en fleur, Grand Végétaliseur).

Parce que l'expression "la Terre ne va pas s'arrêter de tourner" pourrait bien devenir caduque comme les feuilles de nos bulles d'oxygène chaque jours moins nombreuses - les arbres - et qu'aucun petit geste n'est dérisoire, plantez, vous aussi, votre petite graine de citoyen planétaire responsable. Mettez votre grain de sel dans l'avenir de notre maison à tous. Et surtout, engrainez un maximum de personnes de votre entourage.

Be green !



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26.04.2008

What else ?

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Week-end nature, pour que le vert dure... 

25.04.2008

La consolante d'Anna Gavalda

708105435.jpgEditions Le Dilettante - 637 pages

Jacquette : Je voyais la petite fille que tu avais dû être, ou que tu aurais été si l'on t'avais permis, alors, de faire des farces... Assis derrière toi, je regardais ta nuque et je me disais : Est-ce parce qu'elle a eu un enfance aussi pourrie qu'elle a enchanté la nôtre ? Et je réalisais que j'étais en train de vieillir, moi aussi... Plusieurs fois, je touchai ton épaule pour m'assurer que tu ne t'endormais pas et, à un moment, tu as posé ta main sur la mienne. Le péage me l'avait reprise, mais que d'étoiles autour du vaisseau cette nuit-là, hein ? Que d'étoiles... Oui, s'il y a un paradis, tu dois nous mettre une belle pagaille là-haut... Mais... qu'y avait-il ? Qu'y avait-il après toi ? 

Résumé du livre : Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. "Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l'impression d'avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu'il est devant l'évier, s'asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C'est fini. C'est fini, tu comprends ?" Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l'appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l'évidence : l'échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.

Il est bien rare que je sois exactement dans l'actualité littéraire. Mobile pécuniaire sans doute aucun. Mais cadeau oblige cette fois-ci. Bien entendu, rien de sacrificiel dans cette obligation ; l'ingestion des quelque 650 pages en moins de trois jours parlant d'elle-même.

J'ai lu les quatre livres d'Anna Gavalda. Je les ai tous appréciés. Et pourtant, je n'aurais jamais pensé à la citer parmi Mes auteurs. Mais force m'est de constater au sortir de ce magnifique roman qu'elle rentre dans mon panthéon littéraire. Quitte à être emphatique, mon enthousiasme actuel me pousse à cette comparaison : Anna Gavalda est à mes yeux le digne successeur de Françoise Sagan. Cette aptitude à traduire si justement les états d'âme, à faire passer le lecteur du rire aux larmes si simplement, à susciter si incomparablement l'identification ou le désir de ressembler ; tout cela est trop unique pour qu'on n'en souligne pas l'exceptionnel.

Extraits :

Putain de chansons d'amour... Toujours aussi sournoises... A nous faire courber l'échine en moins de quatre minutes. Putain de banderilles dans nos coeurs à statistiques.

...

Un homme (...) capable de dire posément, et sans ricaner, à une femme comme elle : " Sois patiente, je partirai quand mes filles seront grandes" ne vaut même pas le foin de la vieille Rossinante.

Qu'il crève.

"Mais pourquoi est-ce que tu restes avec lui ?", lui ai-je martelé sur tous les tons.

"Je ne sais pas. Parce qu'il ne veut pas de moi, j'imagine..."

...

Charles n'aimait pas les vacances.

Partir encore, décrocher des chemises, refermer des valises, choisir, compter, sacrifier des livres, avaler des kilomètres, être forcé de vivre dans des maisons de location hideuses ou retrouver de nouveau les couloirs d'hôtel et leurs serviettes-éponges qui sentaient la blanchisserie industrielle, lézarder quelques jours, se dire ah, enfin... essayer d'y croire, et puis s'ennuyer.

Lui, ce qu'il aimait, c'était les escapades, les coups de tête, les semaines démantelées.

...

Cette fille n'en finirait jamais de le... de le quoi ? De le stupéfier. De le scotcher pour un revenir à son Petit Littré de quatorze ans et demi. Oui, de le scotcher grave

...

" I believe in aristocracy, though... Et pourtant, je crois en l'aristocratie. Si le mot est exact et si un Démocrate peut l'employer. Non pas à une aristocratie de pouvoir basée sur le rang et l'influence, mais à celle des prévenants, des discrets et de ceux qui ont du cran. On trouve ses membres dans toutes les nations, parmi toutes les classes et chez des gens de tout âge. Et il y a comme une connivence secrète entre eux quand ils se croisent. Ils représentent la seule vraie tradition humaine, l'unique victoire permanente de notre drôle de race sur la cruauté et le chaos.

Des milliers d'entre eux périrent dans l'obscurité ; peu sont de grands noms. Ils sont à l'écoute des autres comme ils le sont d'eux-mêmes, sont attentionnés sans en faire des tonnes, et leur vaillance n'est pas une pose mais plutôt une aptitude à pouvoir tout endurer. Et en plus... they can take a joke... Ils ont de l'humour..." 

...

C'était... Il aurait bien été incapable de l'expliquer... Comme une lumière... Comme si la certitude de savoir qu'elle existait, même loin de lui, même en dehors de lui, suffisait à l'apaiser. Bien sûr, nourrissait des pensées plus... incarnées quelques fois, mais pas tant que ça... Fanfaronnait quand il rêvait de jouer aux Petits Beurres avec elle. En vérité, se sentait... comment dire... impressionné peut-être... Oui, allez... va pour impressed. Elle avait eu beau tout faire pour n'en être pas tributaire, transpirer, roter, l'envoyer chier en levant sa bague, bouder, râler, jurer, se moucher dans sa manche, boire like a fish, violer l'Education nationale, baiser les services sociaux, fustiger ses rondeurs, ses mains, son orgueil, se dénigrer souvent et l'abandonner sans le moindre adieu, cet adjectif lui allait bien.

C'était idiot, c'était dommage, c'était inhibant, mais c'était ainsi. Quand il pensait à elle, concevait un monde, plutôt qu'une femme cicatrisée en étoile.

24.04.2008

La science des rêves ou la mécanique du coeur

Comment tenter d'accroître ses statistiques quotidiennes ? Faire croire aux cinéphiles et autres mélomanes que nous allons aborder les oeuvres26387407.jpg de Michel Gondry* et de Mathias Malzieu* seul ou accompagné de son groupe Dionysos*. Mais n'ayant pas apprécié celle du premier et n'étant pas en mesure de parler de celle du second faute de la connaître, ma frauduleuse tactique est rapidement dévoilée. Ne me restant pour seul espoir que le lectorat, quelles que soient ses motivations initiales, soit d'ores et déjà accroché.

Ndlr - nous prions les déserteurs de quitter les lieux en cliquant sans bruit par respect pour les personnes motivées et d'acquérir la certitude de ne pas regretter de plonger plus avant dans ce qui promet d'être une note... étonnante.

Donc. Les subreptices références culturelles n'étaient pas uniquement déloyales rapport à mon expérience onirique de la nuit passée. Je vous épargnerai les inutiles fioritures, tellement intuitu personae* avec l'auteur que même lui peut ne pas les comprendre, c'est dire. Par conséquent, les grandes lignes.

Synopsis. Je suis du côté de l'océan. Farniente, surfers, teuf et tout le toutim roots qui va bien. Je dois préciser ici que toute cette partie s'inspire de faits réels, dans une vie où je fantasmais sévère sur un adorable moniteur d'accrobranche que je ne me suis décidée à inviter à passer la nuit avec moi que le dernier soir de mes vacances... trop tard... pas là... acte manqué... sob. Dans ma chimère, je suis affirmée dès le début de mon séjour et tout promet de se dérouler comme cela l'aurait dû. C'est là qu'intervient ce rebondissement imprévu propre au songe : je dois aller chez le toubib (papa ?) qui m'annonce de but en blanc que je suis toute pourrite de l'intérieur ; coeur foutu - condamnée. Sob bis. Coup de théâtre repetita. Je retourne sur le camp, je me pomponne et je rejoins M. (oui, il s'appelait M.), lui annonce la nouvelle et lui demande de m'offrir une nuit inoubliable. Et M. de s'exécuter, dépassant naturellement largement mes espoirs (mise en abîme : le rêve est encore mieux que le rêve). Bref. C'est au point culminant de ma vie par procuration que le boomerang est revenu...

Aaaaah... Mouriiiiiiiir...

Réveil en pleurs.

Interprétations

Je suis mortelle et ça me fout les boules.

Ce qui me fouterait encore plus les boules serait de me découvrir des talents prémonitoires.

Ne jamais remettre à demain. Surtout pas ses envies.

Le seul moyen... Oui, Oscar.

Je suis devenue tellement cynique que mon coeur me lance un appel au secours avant d'être irrémédiablement incapable de s'ouvrir. Encore.

Je dois être acculée pour me lancer et il faut que ça change.

Après la petite mort*, le néant.

Faut que je baise.

Et que j'arrête de fumer.

Je reste bien évidemment ouverte à toute interprétation moins subjective que la mienne, faute de recul. 

23.04.2008

Comment taire ?

314686669.jpgOui, comment ? Comment garder plus longtemps ce silence qui m'étouffe face à cette situation intolérable dont je suis le pantin ? Certes, je pourrais me résigner, subir passivement. Mais je ne suis et ne serai probablement jamais de ceux qui la ferment. Sauf quand je devrais l'ouvrir naturellement.

Comme disait Camus, je me révolte donc je suis. Subséquemment, je m'insurge haut et fort* (ndlr - je remercie par avance la plate-forme de me faire passer dans le club VIB* pour ce gracieux placement de produit).

Mais quid de ce soulèvement pourrait-on légitimement s'interroger ? Je compte bien évidemment sur votre sens de la confidentialité pour vous révéler l'objet de mes tourments.

Roulement de tambours.Tadam.

Je suis victime d'un odieux chantage. Une personne, que dis-je, un groupuscule encore inconnu de mes services de renseignements a fait de moi la proie d'un rapt par ricochet. Sans qu'aucune rançon ne me soit demandée - ce qui tombe plutôt bien sachant que je suis une chômeuse fauchée -, j'ai toutes les raisons de croire que mes gentils lecteurs ont été kidnappés au mieux, réduits au silence j'espère sans trop de souffrance au pire. Mes soupçons parfaitement fondés s'appuyant sur la preuve irréfutable suivante : aucun commentaire depuis le 11 avril. Douze jours. Deux cent quatre-vingt huit heures. Dix-sept mille deux cent quatre-vingts minutes. Et soixante fois plus de secondes.

Mais je m'affole. Je suis peut-être uniquement au coeur du complot international blogosphérique dont les milieux autorisés ont ordonné à l'un de leurs hackers la mise en place d'un système de boycott de mon blog. Des fois que je deviendrais influente, il n'y a qu'un pas.

... 

De géant.

Pour rejoindre le combat du Front de Libération de mes Commentateurs, merci de signer la pétition disponible en cliquant sur le lien commentaires ci-dessous.

21.04.2008

Relooking gratuit sur les tendances printemps-été 2008

Eh oui, les beaux jours approchent et avec eux, leurs myriades de séances shopping pour rafraîchir la garde-robe, de régimes pour éliminer les capitons sournoisement accumulés depuis la fin de l'été dernier et de tartinage d'auto-bronzants et autres séances UV pour tenter de camoufler le teint blafard de l'ensemble de notre épiderme, rendu glabre grâce à l'indispensable intervention de mademoiselle l'esthéticienne.

Aaaah, la vie d'une femme, c'est prendre soin de soi, se faire bichonner, penser aux meilleures moyens d'être toujours au summum de son potentiel de séduction...

A moins que ce ne soit se coltiner toutes les hystériques dans les magasins, se priver de ce qu'il y a de meilleur à manger, souffrir stoïquement pendant la torturante séance d'arrachage de poils, se retrouver zébrée de traces orangées la faute au nouvel auto-bronzant plus fluide que l'ancien mais moins que celui de l'an prochain ou se liquéfier de chaleur outrancière et d'ennui mortel dans l'une des cabines d'un Point Soleil. Le tout pour des sommes astronomiques dont nous ne disposons pas. Si ce n'est pour la partie pileuse de la problématique. On se respecte, excusez.

Donc, ruse oblige, il faut trouver les bons plans. Le dernier en date : la possibilité de gagner un relooking avec la personne de son choix sur le site événementiel du grand jeu "nouvelle collection" de la Halle aux Chaussures. C'est bien simple, tu cliques ici, tu choisis ta tendance préférée (rétro pour la nostalgique, bijoutée pour celle qui veut briller de mille feux, ethnique pour la baroudeuse sexy des temps modernes et pop pour la fans des années 80 qui aime le vernis et les couleurs flashy), tu t'inscris, tu parraines ta meilleure amie en lui mettant le couteau sous la gorge pour qu'elle s'inscrive effectivement et peut-être serez-vous tirées au sort le 30 mai 2008. Personnellement, je n'ai pas pu résister à la mise à l'honneur de l'Inde et de l'Afrique, j'ai opté pour le look ethnique, ses colliers de bois, ses tons chauds et... et... et...

La journée entre filles proposée par Agnès Lemoine comprend quatre temps forts : la séance colorimétrie (mais si, tu sais bien : "vous êtes plutôt Printemps avec un soupçon d'Automne"), le maquillage, la coiffure et évidemment, la session shopping accompagné. Bon, à noter quand même que les achats sont à la charge des gagnantes.

Quoi je viens de t'arnaquer en te forçant à te coltiner un post même pas drôle où, au final, tu n'as même pas la joie de te dire que tu vas avoir des fringues gratos ? Je recontextualise donc : j'ai parlé de bons plans, expression vague qui n'inclut aucunement la notion textile. Si tu ajoutes le prix de ton coiffeur et une séance de maquillage, ça te coûte combien ? Hein ? Combien ? Et bien ici, c'est ça l'astuce. La Halle aux Chaussures, c'est pas le Port-Salut.

relooking

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